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Offensive textile pour Attijariwafa bank

Par L'Economiste | Edition N°:2177 Le 22/12/2005 | Partager

. La banque met en place un programme de crédit dédié au secteur. Les textiliens, échaudés, réclament des traitements personnalisés«Les dossiers présentés par les textiliens sont souvent pestiférés à cause des préjugés que les banques ont constitués autour de leur secteur d’activité. Nous voulons de l’aide pour mener à bien la restructuration de nos affaires», s’exclame un ancien matador de la vieille époque «confection» devant le top management d’Attijariwafa bank. En effet, les professionnels du textile n’ont pas ménagé leurs doléances lors de la rencontre organisée par la banque, en partenariat avec l’Amith, mardi 20 décembre, pour dévoiler sa «stratégie d’accompagnement et de financement du secteur textile». L’établissement bancaire se dit prêt à épauler les professionnels à travers des programmes de restructuration, de financement et d’accompagnement adaptés au cas par cas. Les attentes des textiliens ne sont pas restées lettre morte. «Face à la restructuration que connaît notre secteur, le rôle des banques est capital dans la réussite de la mise à niveau que nous avons entamée», note Karim Tazi, président de l’Amith.«Notre action en faveur de ce secteur émane de notre forte conviction en son aptitude à devenir une locomotive de l’économie nationale», affirme Hassan Bertal, directeur général adjoint d’Attijariwafa bank. Cette volonté s’affiche à travers un nouveau programme de crédit intitulé «nouveau départ». Il permettra de transformer le fardeau des dettes à court terme, qui pèse énormément sur l’ossature financière des entreprises de textile, en un emprunt à long terme qui s’ajoutera à leur financement permanent et dont le paiement sera étalé sur des échéances confortables, à des taux variant entre 5,23 et 6,32%. L’engagement de la banque dans pareille action dépend étroitement d’une évaluation au peigne fin de la solvabilité de l’entreprise et la viabilité de ses programmes d’investissement. Ce diagnostic est scindé en deux parties. La première émane d’un rating basé sur des critères financiers stricts. Il s’agit, entre autres, des ratios de structure, de la rentabilité et de la liquidité. La banque attribue à chacun de ces critères, un seuil d’acceptabilité dont le respect est nécessaire pour l’acceptation du dossier. La deuxième est tournée vers des critères qualitatifs tels que les performances commerciales, la mise à jour technologique et le climat social. Cette volonté affichée ne rassure pas pour autant les professionnels du textile, échaudés par des expériences avortées par le passé. Ces derniers déplorent l’évaluation «classique» des dossiers et «l’élitisme» qui prédomine dans l’attribution des crédits. Ils exhortent la banque de leur permettre de défendre leurs dossiers devant les comités de crédit et de leur communiquer des motifs convaincants pour les décisions prises. Ils exigent également d’avoir affaire à des commerciaux conscients de leurs besoins et capables de les défendre auprès des décideurs. «L’admission d’une demande de crédit dépend essentiellement de la capacité du professionnel à convaincre les chargés d’affaires. Ces derniers sont sensibilisés à l’importance de défendre leurs dossiers, principal déterminant de leur performance», explique Bertal. La banque a mis sur pied ce programme d’accompagnement en dépit de la situation sinistrée qu’affiche, à priori, le secteur. «Sur 100 DH de crédit que nous accordons au secteur textile, 23 DH rejoignent le contentieux», indique Talal Elbellaj, responsable du marché PME au sein de la banque d’entreprise Attijariwafa bank. La banque attribue, toutefois, des engagements à hauteur de 2,7 milliards de DH au secteur. Des fonds(1) qui servent pour la plupart à financer le fonctionnement des entreprises de textile (88%). Seuls 12% environ concernent des programmes d’investissement. Les textiliens contestent ces chiffres et affirment qu’ils relèvent d’une époque révolue où la fraude régnait lors de l’attribution des crédits. Les dirigeants d’Attijariwafa bank ont fait de leur mieux pour défendre leur paroisse et montrer une réelle détermination à accompagner le secteur. «Nous n’avons aucun a priori par rapport au textile. Le seul critère qui conditionne l’attribution des crédits est la viabilité du programme d’investissement. Nous voulons juste avoir une idée claire sur le dossier pour permettre de le rentabiliser au maximum», indique le DGA d’Attijariwafa bank.


ANPME & CCG

Dans le cadre du programme de restructuration du secteur textile, l’ANPME a véhiculé des actions spécifiques d’accompagnement et d’appui au redéploiement de ses activités. Ce dispositif vise essentiellement à réorienter les textiliens vers des activités de cotraitance et de rationaliser leurs moyens techniques, financiers et humains. Ces actions sont financées via des fonds de mise à niveau, lancés conjointement avec des instances nationales et étrangères. La CCG, pour sa part, a conçu des mécanismes de garantie pour accompagner les programmes d’investissement et de restructuration des PME/PMI, ainsi que des programmes de cofinancement orientés vers leur mise à niveau (FOMAN, FODEP).


Convention Amith/Attijariwafa bank

La rencontre a été couronnée par la signature d’une convention entre l’Amith et Attijariwafa bank. Elle représente le cadre institutionnel du programme et garantit l’engagement des parties à œuvrer pour la mise à niveau du secteur. Les grands axes de la convention portent, entre autres, sur les modalités de financement, la mise en place d’un comité de suivi et l’obligation de communication de part et d’autre. «Cette convention est un engagement de responsabilité réciproque pour mettre à niveau le secteur du textile», affirme Mohammed El Kettani, DG d’Attijariwafa bank.Nouaïm SQALLI-------------------------------------------------------(1) Hors contentieux.

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