×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Culture

Oeuvres avant-gardistes à la galerie Venise Cadre

Par L'Economiste | Edition N°:2653 Le 16/11/2007 | Partager

. Hassan Darsi et Mohamed El Baz s’essayent à l’art contemporain. Ils s’inscrivent tous les deux dans la modernité POUR la première fois, l’art contemporain s’introduit dans une galerie marchande au Maroc. Venise Cadre à Casablanca accueille les œuvres de Hassan Darsi et Mohamed El Baz, jusqu’au 6 décembre. Un vernissage s’est tenu jeudi 15 novembre dans ses locaux. «Nous essayons d’être avant-gardistes dans le domaine de l’art. Nous sommes bien en retard par rapport à ce qui se fait à Paris ou dans d’autres villes européennes, mais il y a un début à tout. Il faut seulement oser». Lucien Amiel, patron de la galerie, est optimiste et parie en faveur des deux artistes. Hassan Darsi, connu pour avoir contribué à la réhabilitation du parc de L’Hermitage à Casablanca, a couvert la façade de la galerie Venise Cadre de dorures. Il a utilisé ensuite les chutes et les débris pour réaliser une série de tableaux. En fait, l’artiste poursuit depuis des années un travail sur la dorure. Les premières applications remontent à 1999. Sa fascination pour les bandes adhésives dorées se rapporte à leur capacité à modifier les codes de perception. «Hassan Darsi ne décrit rien, représente encore moins mais donne à voir. Il s’attache aux possibilités visuelles qui logent dans des surfaces, des objets et jette le trouble sur le statut et l’usage d’objets familiaux, en y révélant une polysémie visuelle. Il exerce une pratique du décalage et de la perturbation de la perception. Le beau est partout et il suffit d’une manipulation d’une extrême minceur pour le révéler», commente Aziz Daki, critique d’art. Mohamed El Baz présente pour sa part une série de tableaux, où les enseignes lumineuses d’une grande ville comme Casablanca ont une grande place. Cette œuvre s’intitule «Bricoler l’incurable. Détails». L’artiste ne cache pas le plaisir qu’il éprouve à se promener au milieu des éclairages phosphorescents des opérateurs de téléphonie mobile, de marques de voitures ou de compagnies aériennes. Ces petits foyers de lumière lui procurent un sentiment de sécurité et de bien-être, qui nous renvoie aux premiers hommes qui se rassemblaient dans un abri la nuit, autour d’un feu. Dans ses œuvres, l’artiste essaie donc de restituer ce désir de contact et d’intimité qu’il retrouve la nuit en face des enseignes lumineuses. «Ses œuvres frappent aussi par leur plasticité et leur modernité. Car la nécessité d’être moderne traverse de bout en bout l’œuvre de l’artiste», souligne Aziz Daki. Les images sont souvent prises dans l’entourage de l’artiste, puisque la vie courante est prodigue en situations intéressantes. Il n’y a aucune recherche d’insolite. Tout peut alimenter une œuvre plastique, telle semble être l’une des leçons de l’artiste.Nadia BELKHAYAT

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc