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    Economie

    ODEP: une réglementation pour lutter contre la pollution des ports

    Par L'Economiste | Edition N°:35 Le 25/06/1992 | Partager

    Les différentes sources de pollution des ports peuvent être accidentelles ou permanentes. Le ramassage des déchets solides, la récupération des huiles, le nettoyage des quais deviendront systématique. Ainsi, outre des moyens techniques, des moyens juridiques (règlements, sanctions) sont prévus par l'étude lancée par l'ODEP pour la lutter contre la pollution des ports au Maroc.

    L'ODEP vient de lancer une étude intitulée "Environnement et Pollution dans les ports de Casablanca, Jorf Lasfar, Agadir et Tan Tan". Cette étude est régie par un accord de coopération entre le Maroc et la Belgique signé en 1989. Scindée en deux phases, l'étude a pour but d'examiner d'une manière globale tous les aspects de pollution de L'air et de l'eau au sein des quatre ports. L'administration Belge de Coopération avait, afin de permettre l'élaboration des termes de référence pour cette étude, adjugé un diagnostic préliminaire et d'enquête surplace au consultant belge A.P.E.C. L'étude, selon les responsables du projet, débutera en Septembre 1992 pour s'étaler sur une période de 18 mois.

    "L'intérêt de cette étude est son caractère global", expliquent les responsables du projet. "En effet, les problèmes de pollution dans les ports ont souvent des causes très diverses et enchevêtrées. La résolution des problèmes au cas par cas s'avère inefficace". ajoutent-ils. Pour cela, L'Office compte associer toutes les administrations ou organismes intéressés par ces problèmes d'environnement et de pollution dans les ports à des commissions centrales et régionales pour le suivi de l'étude.

    Celle-ci est scindée en deux phases, comprenant chacune deux missions.

    Diagnostic

    Ainsi, la première phase, "le diagnostic", a pour objectif d'analyser la situation actuelle de la pollution de l'air et de l'eau et d'établir un inventaire complet des différentes sources de pollution. Celles-ci peuvent être accidentelles, telle que la manipulation et le transport des marchandises et le stockage des produits dangereux. Elles peuvent également être permanentes, telles que les activités portuaires, les rejets industriels, les hydrocarbures, les activités de réparation et de nettoyage.

    Un certain nombre d'examens approfondis porteront sur les problèmes engendrés par la transformation de poisson à Tan Tan, du déchargement de soufre à Jorf Lasfar, du chargement des phosphates à Jorf Lasfar et à Casablanca et du déchargement de l'ammoniac et du chargement de l'acide phosphorique à Jorf Lasfar. "Il s'agit d'une étude d'impact sur les hommes, L'environnement et les marchandises des substances courantes dans les ports", précisent les responsables.

    La deuxième mission. "planification", concerne l'analyse des plans existants de développement (portuaires, urbains, industriels, touristiques) et des plans d'assainissement et d'urgence qui pourraient être pris dans la lutte contre la pollution. Cette mission a également trait au développement des plans directeurs "Anti-Pollution Portuaire". Un certain nombre de mesures et de normes anti-pollution portuaire adaptables au contexte des ports marocains seront mises en place. Il s'agit tout d'abord de moyens juridiques, c'est-à-dire des règlements et instruments pour le contrôle et le sanctionnement ainsi que des systèmes d'autorisations.

    Plans directeurs

    Des moyens techniques sont également prévus, tels que l'équipement de prédiction de la dispersion de polluants et l'équipement d'assainissement portuaire.

    Ce dernier moyen technique comprend:

    - le ramassage des déchets solides sur les plans d'eau;

    - la récupération des huiles sur les plans d'eau;

    - le nettoyage des quais, des constructions et des bateaux;

    - L'égouttage et l'épuration des eaux dans le port;

    - L'épuration des eaux de délestage et de cale;

    - L'équipement disponible/nécessaire en cas d'accidents;

    - L'aménagement du territoire: possibilités de localisation des activités polluantes dans les ports.

    Enfin, la deuxième phase de l'étude, "plans directeurs des quatre ports", concerne, pour la première mission, les techniques de prédiction de la qualité de l'eau et de l'air. Il s'agit ici de l'application du programme, mis au point dans la première phase.

    La deuxième mission sera relative à la mise au point des plans directeurs d'égouttage et d'épuration des eaux usées portuaires.
    M.O.

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