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    OCP SA
    Le sursaut du leader

    Par L'Economiste | Edition N°:2865 Le 22/09/2008 | Partager

    . 14 milliards de DH pour renouveler l’outil de production. Joint-ventures dans les engrais pour asseoir l’avenirEtre leader ou ne pas être, telle est la philosophie de l’OCP SA. Le leader c’est celui qui inscrit une certaine discipline du marché: agir sur les prix notamment. D’un point de vue commercial, la nouvelle équipe de Mostafa Terrab a bien réussi ce challenge. «Nous avons anticipé sur l’arrivée d’un cycle positif, nous nous sommes fixé un objectif: vendre à 200 dollars la tonne», raconte Terrab. Pour des commerciaux qui étaient habitués à simplement reconduire les anciens prix, pis, vendaient à 40 dollars la tonne, cela frôlait l’absurde. Que dire alors des clients! «Pour y arriver, les instructions ont été données aux équipes de simplement renoncer au contrat lorsque les négociations butent sur le prix», ajoute Terrab. Ça a marché! C’était il y a un peu plus de deux ans. Aujourd’hui, OCP SA récolte les fruits de cette démarche audacieuse, digne d’un leader. La société vend plus cher que tous les autres concurrents. Le gap entre ses prix et leurs prix est considérable. Mais tout cela n’est que le rattrapage de tant d’années d’occasions ratées. «Depuis 1973, les prix nominaux sont restés inchangés. Lorsque l’inflation entre en jeu, ces prix ont même baissé», explique le PDG de l’OCP. Trente ans de bureaucratie qui ont mis la première entreprise du pays dans une situation financière des plus délicates où elle devait de l’argent aux autres, notamment à ses retraités. Aujourd’hui, la vapeur est renversée: la courbe des capitaux propres est positive. D’un point de vue industriel, le laisser-aller était encore une fois de mise: «l’outil productif de l’entreprise chérifienne est déprécié à 82%», selon un audit dont l’OCP a fait l’objet. «Une bonne partie de nos bénéfices iront à renouveler cet outil», affirme Terrab. Ce dernier n’a visiblement qu’un mot d’ordre: «rattrapage tous azimuts». Ainsi, rien que pour l’année 2009, un méga-investissement de plus de 14 milliards de DH est annoncé. Sur le volet social, un programme de rattrapage est mis en place. Pour cette seule année, une enveloppe de 2 milliards de DH y a été consacrée. Cela s’impose si l’entreprise veut réussir le challenge de devenir le leader incontesté. Se doter de capacités dissuasives s’inscrit dans cette logique. Terrab parle même de «surcapacités». Si l’OCP est aujourd’hui leader dans la roche, il est loin de l’être sur les marchés de l’acide phosphorique et des engrais, c’est pourtant là où il y a le plus de valeur ajoutée et de marges de croissance. «L’avenir de l’OCP est là», martèle Terrab. Ce dernier a déjà une feuille de route bien claire. Elle consiste à convaincre les producteurs d’engrais à venir produire au Maroc en partenariat avec l’OCP. Pour eux, l’intérêt est évident, éviter les coûts logistiques qui sont devenus prohibitifs.L’autre talon d’Achille de la grande dame des phosphates, est les coûts de production. «Là aussi, nous devons être leader», insiste Terrab. Le projet de transport par pipeline au lieu des wagons de l’ONCF va dans ce sens. Cela permettra de gagner 800% des coûts. Le transport de la tonne passera de 8 dollars à 1 dollar environ. Cèdera-t-on encore une fois à la bureaucratie?B. T. & N. T.

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