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    Economie

    Objectifs du millénaire: Les maires francophones votent de nouvelles subventions
    De notre envoyée spéciale à Montreux, Fatima El Ouafi

    Par L'Economiste | Edition N°:3390 Le 25/10/2010 | Partager

    . 1,5 million d’euros pour l’eau potable, la santé et l’aménagement urbain. La ville de Rabat concernée. Mohamed Sajid, trésorier de l’Association internationale des maires francophonesLes maires francophones ont tenu, en marge du Sommet de la francophonie à Montreux, leur XXXe assemblée générale. Près de 400 élus et représentants des collectivités locales issus de l’espace francophone se sont retrouvés à Lausanne, les 20 et 21 octobre, autour du thème «Villes et universités au service du développement local». Les discussions se sont articulées autour du patrimoine et sa valorisation, la gouvernance, l’environnement, l’université dans la ville et le développement économique. Les membres de l’Association internationale des maires francophones (AIMF) se sont mis d’accord «pour créer des espaces de concertation permettant aux universités et aux villes de mieux se connaître, et de développer les coopérations entre villes et universités autour de projets concrets», selon le communiqué final. Il a également été question de solidarité. Ainsi le bureau, présidé par le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a pris la décision d’accorder de nouvelles subventions pour un montant de 1,5 million d’euros. Montant qui doit servir à des investissements dans différents pays et qui devrait aider à contribuer à la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement. Parmi les villes bénéficiaires, figure Rabat dans le cadre d’un projet d’aménagement urbain (création d’espaces verts et d’une voie piétonne dans le cadre du réaménagement d’une rocade sur l’axe principal de la ville). Le chantier représente une enveloppe de 210.000 euros. Des aides sont également prévues pour des projets d’assainissement et d’accès à l’eau potable. Sont concernées les villes de Banfora (Burkina Faso), Télimélé (Guinée), Kpalimé (Togo), Port-au-Prince (Haïti) et Saint-Louis au Sénégal. Les villes de Bohicon (Bénin) et Kaolack (Sénégal) bénéficieront de subventions pour la construction ou la réhabilitation de postes de santé. «La famille des maires francophones se doit d’être solidaire», déclare Delanoë pour expliquer ces nouvelles subventions. Le maire parisien insiste aussi sur la «nécessité de ne pas affaiblir les budgets de l’enseignement français et des centres culturels à l’étranger». Ce chantier devrait s’inscrire dans les priorités de l’Association. Pour mener à bien ses missions, l’AIMF a approuvé, à l’issue des travaux de l’assemblée générale, la création d’un fonds de garantie doté d’un budget de 1 million d’euros. Il sera financé grâce aux économies réalisées sur le budget de fonctionnement de l’Association. L’objectif est de soutenir l’AIMF dans ces engagements «dans des opérations de coopération multilatérales, notamment avec l’Union européenne ou l’Agence de l’eau». Enfin, les maires francophones ont achevé leur rencontre avec l’élection d’un nouveau bureau. Bernard Delanoë a été reconduit dans sa fonction de président de l’Association. Le maire de Ouagadougou, Simon Compaoré, passe du poste de trésorier au secrétariat général. Et c’est Mohamed Sajid, maire de Casablanca, qui hérite de la mission de trésorier.


    Réseau d’excellence

    Premier exemple de coopération entre la ville et l’université. Le projet de mise en place d’un réseau d’excellence entre l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et d’autres universités technologiques francophones. L’université de Rabat devrait en faire partie. La mission de ce réseau sera d’apporter des solutions concrètes aux problèmes d’énergie, d’eau et de nutrition. Des échanges d’étudiants et la mise en place d’équipes de recherche dans les pays émergents sont notamment prévus. A terme, la mise en pratique des travaux sera lancée avec le partenariat d’entreprises.


    Un ouvrage sur la langue française dans le monde
    Comment se porte la langue française dans le monde? L’Organisation internationale de la francophonie (OIF) vient de publier un ouvrage sur l’état des lieux du français dans de nombreux domaines. Ce travail a été présenté, le 21 octobre, dans le cadre du Sommet de la francophonie de Montreux. Il a été réalisé par l’Observatoire de la langue française de l’OIF. «Un observatoire créé dans le sillon des objectifs fixés en 2008 par la résolution sur la langue française adoptée au Sommet de la francophonie, à Québec», a expliqué Clément Duhaime. Les travaux qui ont été menés sous la direction d’Alexandre Wolff traitent divers thèmes: la présence du français dans le monde, sa diffusion dans les domaines de l’enseignement, de la culture, des médias, des sciences et son usage dans le monde du travail, les administrations et surtout les organisations internationales. Sur ce volet, une des résolutions qui sera adoptée à Montreux sera la revalorisation du français dans les rencontres internationales. Langue dont l’usage se réduit dans les rassemblements mondiaux et qui sont de plus en plus dominés, selon Duhaime, par un idiome unique». Le monde francophone veut renverser la tendance par des actions concrètes et faire retrouver à la langue française la place qu’elle mérite. N’est-elle pas la 9e langue la plus parlée dans le monde, et la seule avec l’anglais, à l’être sur les 5 continents. Elle est aussi la 3e langue de la toile, après l’anglais et l’allemand. Pour autant, la langue française se porte bien. On estime que d’ici 2050, l’espace francophone sera composé de plus de 750 millions de locuteurs dont 500 millions en Afrique. A noter que ces estimations se fondent désormais sur des sources statistiques, des enquêtes nationales et des études ad hoc réalisées pour le compte de l’Observatoire de la langue française, en partenariat notamment avec l’Agence universitaire de la francophonie. «Le potentiel est là. Il faut aussi compter avec sa progression en Asie», ajoute Duhaime. Toutefois, il faudra rester vigilant quant à la qualité de l’enseignement et à ne pas grignoter sur les budgets de l’éducation. F. E. O.
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