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    «Le Maroc peut devenir un hub régional»
    Entretien avec Michel Bon, président du conseil de surveillance du groupe Devoteam

    Par L'Economiste | Edition N°:3394 Le 29/10/2010 | Partager

    . De nouveaux marchés africains sont à prendre à partir du Maroc. L’arrivée d’Orange changera les termes de la concurrenceMichel Bon est président du conseil de surveillance du groupe Devoteam. Ex-PDG de France Télécom et de Carrefour, il est actuellement membre de nombreux conseils de surveillance (Lafarge, Sonae…). Devoteam revendique le leadership du conseil en infrastructures réseaux et systèmes. En 2009, le groupe, qui est implanté dans plusieurs pays à travers le monde, a réalisé un chiffre d’affaires de 460 millions d’euros, dont 5% au Maroc.- L’Economiste: Quelle est votre conception de l’avenir des NTIC au Maroc?- Michel Bon: Les nouvelles technologies n’ont pas de nation. Elles se répandent dans le monde à peu près à la même vitesse. Les problèmes technologiques qui se posent au Maroc sont les mêmes aux Etats-Unis, en Chine, souvent dans des termes qui sont aussi voisins. Prenez, par exemple, le téléphone mobile. Au début, les experts pensaient que les NTIC étaient un bien de luxe. Aujourd’hui, le Maroc a un taux de pénétration de 85%. Le mobile s’est démocratisé et devenu accessible. Je ne crois pas que l’on puisse dire que l’usage et l’adoption de ces technologies soit spécifique à une nation. Cependant, le Maroc dispose d’un certain nombre d’atouts propres. L’opérateur historique Maroc Telecom a joué un rôle important. Le réseau fixe est de bonne qualité. Il en va de même pour les liaisons Internet, fibre optique, satellite… Tous les pays ne peuvent pas en dire autant.- Le Maroc peut-il devenir un hub régional en matière de NTIC?- Effectivement. D’ailleurs, pour rester dans un domaine francophone, pour une société française, il est sans doute plus intéressant financièrement et psychologiquement, d’aller demander à des Marocains d’assurer ce service plutôt que d’aller à Paris. Pour Devoteam, notre intention est de demander au Maroc d’être notre fer de lance d’un éventuel développement africain du groupe.- Quels enjeux et quels relais de croissance dans le secteur des NTIC?- Je pense qu’il y en a énormément. Dans la plupart des pays, la part du PIB consacré aux télécoms a doublé. Cette croissance ne s’est pas faite par les prix, mais par le développement de l’offre. En fait, cela a doublé parce qu’il y a eu beaucoup de nouveautés qui ont remporté l’adhésion des personnes: le mobile, Internet… Ces outils sont encore très perfectibles, notamment ce qu’on appelle la convergence, qui est en train de se réaliser à travers des outils comme les tablettes, les iPad... - Quelles seraient les retombées de l’arrivée de France Télécom au Maroc?- Cette question suppose de mieux connaître l’état de la concurrence au Maroc. Mais ce que je peux dire, c’est qu’Orange est une grande marque. Il y a eu à la base d’Orange une réflexion marketing, qui était à peu près unique au monde. En lançant une opération de mobile, elle l’a fait tout en ayant à l’esprit que le mobile est un produit de grande consommation et non un produit technologique. Cela a été à l’origine de beaucoup de choix successifs. C’est ce qui fait qu’Orange est devenue une grande marque avec des grands produits. Par conséquent, je pense que pour la concurrence au Maroc et le dynamisme du marché, ce sera une excellente opération. L’on peut aussi s’attendre à une rénovation des termes de la concurrence qui dynamisera le marché au profit de tout le monde.


    Fracture numérique

    - Le Maroc a mis en place une stratégie pour réduire la fracture numérique. Quelle est la meilleure recette pour réussir un tel pari?- Pour appréhender la fracture numérique, il faut considérer deux dimensions. D’une part, le volet éducatif et d’autre part, l’aspect richesse. Pour accéder à ces outils, il faut un certain apprentissage même si l’usage devient de plus en plus intuitif. Enfin, l’accès et l’utilisation de ces technologies a un coût: payer un terminal, un mobile et demain une tablette et/ou un abonnement... Le niveau d’usage sera donc fonction du niveau de développement. Par conséquent, la fracture numérique se réduit au fur et à mesure que la richesse arrive. Propos recueillis par A. R. et H. E.

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