×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Enquête

    Nouvelles définitions pour métiers anciens

    Par L'Economiste | Edition N°:309 Le 18/12/1997 | Partager

    Y a-t-il une fatalité du chômage des jeunes? Non, répond l'enquête de Ça Vous Intéresse diffusée sur 2M. Les caméras ont suivi, jusque dans leur travail, des jeunes qui s'en tirent plutôt bien.


    Même devant un marché de l'emploi de plus en plus dur, à cause des données démographiques, il n'y a pas de fatalité du chômage. C'est ce qu'a montré mercredi 17 décembre l'émission de 2M Ça vous Intéresse, produite par Quorum.
    En suivant des cas concrets, Quorum entraîne ses téléspectateurs dans les roues d'un livreur de plats préparés qui se fait, pourboires compris, dans les 3.000DH/mois. Pourtant son profil de formation en faisait une proie désignée pour le chômage: instruction arrêtée en cours de route, pas de compétences bien précises. Mais il a pour lui son dynamisme et son sens de l'opportunité. Même profil pour une jeune fille, qui va passer son bac cette année, tout en étant serveuse chez McDonnald. Elle cherche en menant de front une double activité, l'école et le travail, une première expérience de l'entreprise et bien sûr de l'argent de poche. Ces deux cas sont-ils des cas extrêmes? Oui et non. Oui si l'on considère que tous les jeunes ne peuvent pas devenir serveurs ou coursiers. Non, ce ne sont pas des cas extrêmes dans la mesure où ils mettent en valeur le sens de l'opportunité, opportunité qui ne se limite évidemment pas au travail de serveur ou de coursier. En réalité le nom donné à leur travail ne dit pas, ne dit plus, la réalité des tâches. Pour l'un comme pour l'autre, le reportage montre le démarrage de la sophistication des métiers de services. Encore souvent dévalorisés dans le langage courant, ils recouvrent aujourd'hui des compétences spécifiques si bien que McDonnald préfère utiliser le mot «équipier» au lieu du nom de serveur. Et ce n'est pas un effet de style.

    «Beaucoup de jeunes poursuivent des études supérieures puis reviennent à la formation professionnelle, indique M. Karim Zaz, le nouveau directeur de la Promotion de l'Emploi à l'Office de la Formation Professionnelle, c'est plus opérationnel». C'est un phénomène nouveau, explique-t-il en regrettant que trop de jeunes croient encore que leur diplôme est un sésame pour l'emploi. Signe des temps: M. Zaz, l'invité de l'émission, vient de l'OFPPT, il y a cinq sept ans, un sujet sur l'emploi des jeunes aurait imposé un responsable du CNJA.
    Sur le marché du travail, les données physiques sont incontournables: la population active croît plus vite que l'économie et que la population en général. Le choc va durer jusque dans les premières années de l'an 2000, puis se retournera brutalement. Ceci n'ira pas sans problème à ce moment-là. En attendant, les jeunes d'aujourd'hui doivent faire preuve d'autant plus d'imagination qu'ils sont plus nombreux. C'est ce que voulait justement montrer l'émission. «Nous ne pouvions pas faire le tour des métiers et des initiatives», note M. Rafie Shaki, animateur de Ça Vous Intéresse: il y a trop de possibilités, trop de filières nouvelles.

    Cependant Quorum n'a pas donné dans l'optimisme béat. Des reportages ont montré comment s'est épuisé l'espoir de voir le secteur des télécommunications multiplier les opportunités de travail. Un changement de règles décidé par l'ONPT a provoqué l'amertume des petits investisseurs et employeurs chez les téléboutiques. Il s'ensuit une certaine défiance à l'endroit de tout ce secteur. o

    Emplois-Jeunes: Succès


    L'OFPPT, qui gère le programme Emploi-Formation-Jeunes, a reçu à ce jour un peu plus de 2.000 demandes de la part des entreprises et a en regard 16.000 demandes d'emplois. Le programme a été lancé il y a un peu moins de deux mois. Rappelons que le mécanisme est une exonération des charges patronales et une formation complémentaire gratuite. Pour les jeunes recrutés, le programme Emploi-Formation-Jeunes donne une première chance d'emploi, pendant 18 mois avec un salaire compris entre 1.600 et 2.600DH/mois. Le travail de l'Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail est de rapprocher les offres des uns des demandes des autres et de dresser «la carte des formations». Deux numéros de téléphone sont à la disposition des entreprises (02-54.11.11) et des jeunes (02-54 10.10).

    Nadia SALAH

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc