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Economie

Nouvelle grève des transports
Plus les taxis que les camionneurs

Par L'Economiste | Edition N°:2496 Le 30/03/2007 | Partager

. Elle est prévue à partir du 3 avril prochain. Code de la route: Les opérateurs divisésLa fin du mouvement de grève dans le secteur du transport n’aura été que de courte durée. Quelque 42 associations et syndicats ont appelé à une nouvelle grève de 48 h. Une bonne trentaine d’entre eux représentent les chauffeurs de taxis, grands et petits. La grève devra être entamée mardi prochain et pourrait être prolongée. Au cœur de toutes les protestations, le projet de nouveau code de la circulation routière. Dans sa tentative tardive d’impliquer les professionnels, Karim Ghellab n’a pas eu de chance. La journée d’information qu’il a organisée autour de ce texte, censée renseigner sur ses dispositions, a finalement servi ses détracteurs. Elle a même été la tribune de l’annonce de cette nouvelle grève. Ceci, à un moment où des commissions techniques ont été formées pour discuter, chacune, les différents axes de la réforme (sanctions, permis de conduire, centres de visites techniques…) et apporter les amendements nécessaires. Des sources, même au sein des professionnels du transport, font part d’une politisation de l’affaire. «Au-delà des revendications scandées ici et là, les adversaires cherchent la tête du ministre et, par extension, celle du Parti de l’Istiqlal», dit l’une d’entre elles. D’où le rejet en bloc d’un texte qui aurait péché par excès d’ambition. Cette unanimité est cependant en train de s’effriter. Une bonne partie des opérateurs appellent désormais au dialogue. C’est le cas notamment de la Fédération du transport, affiliée à la CGEM. «Rien ne justifie une nouvelle grève. La porte des négociations nous a été ouverte. Aux professionnels de dire leur mot», déclare une source au sein de cette association. Certaines voix commencent d’ailleurs à s’élever pour pointer du doigt ce qu’elles qualifient de véritable «nœud» dans cette affaire. Il s’agit des mesures de contrôle. A la nécessaire moralisation des services chargés de ce volet s’ajoute l’impératif de les harmoniser, avec un seul organisme pour chef de file. En France, c’est le cas puisqu’une circulaire précise que tous les corps de contrôle, y compris la gendarmerie et la police, opèrent sous l’égide du ministère du Transport. Ceci, sur un plan strictement fonctionnel et seulement en ce qui concerne la circulation routière.«Tel qu’il est actuellement, le système de contrôle se prête à la corruption. Les nouvelles sanctions risquent d’aggraver la situation. Des pratiques telles que les «frais de route, devenus la règle et qui risquent de se renforcer», dit la même source. La course entre transporteurs ne se fera pas autour de la qualité de l’offre, mais sur les moyens de rentabiliser ces charges, expliquant à bien d’égards le surnombre et la surcharge.


Acquis

Côté département de tutelle, on affirme que jamais une loi marocaine n’a été aussi valorisante pour les conducteurs. A commencer par le concept de conducteur professionnel qu’il institue. La réglementation des heures de conduite et de repos, une véritable première, est également mise en avant. En matière de contrôle, le projet de texte est clair : le contrôleur doit être identifiable et ne peut en aucun cas arrêter les véhicules sur les autoroutes, en dehors des stations de péage. «Nous n’arrêtons pas de dire qu’il est impératif de nous arrimer à l’Europe. Maintenant que l’occasion nous ait offerte de mettre à niveau un secteur important et sensible, certains tentent de battre en retraite», consent un transporteur. Pour lui, les chauffeurs devront plutôt s’interroger sur leur situation sociale (retraite, assurance maladie…). Des questions auxquelles leurs patrons devront répondre.T. Q.

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