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Economie

Nouvelle grève aux postes et télécoms

Par L'Economiste | Edition N°:483 Le 12/04/1999 | Partager

· Le SNPT affilié à la CDT appelle aujourd'hui à une grève de 72 heures

· Augmentation des salaires: 8 millions de DH pour Barid Al-Maghrib et 14 millions pour Itissalat Al-Maghrib


Cette fois-ci sera-t-elle la bonne? aujourd'hui, les postiers entrent dans une grève de 72 heures. Les postes et les télécoms, un des principaux secteurs où l'agitation sociale bat son plein, focaliseront encore une fois l'attention du 13 au 15 avril. Le SNPT-CDT (Syndicat National des Postes et Télécommunications) veut exercer une pression sur l'Administration. "Les discussions avec le gouvernement, Itissalat Al-Maghrib (IAM) et Barid Al-Maghrib (BAM) ont été décevantes. Il fallait donc forcer la dose", lance M. Mohammed Chahmi, membre du SNPT. Ce n'est pas tout. Les syndicalistes menacent de prolonger la durée de leur protestation si leurs revendications ne sont pas satisfaites.
La nouvelle pièce du dossier porte, selon les syndicalistes, sur l'augmentation mensuelle de 70 DH HT proposée par IAM et BAM. "La somme devient dérisoire après imposition", lance M. Chahmi.
Une source proche du Secrétariat d'Etat chargé des Postes et des Technologies de l'Information (SEPTI) précise que le Syndicat s'est chargé de répartir l'enveloppe accordée au personnel. "Les entités (IAM et BAM) ont laissé le choix au Syndicat de voir au niveau de quelle catégorie de prime il faut affecter l'enveloppe", ajoute la même source.

Pour le SNPT, ce ne sont là que "des manoeuvres". "Nous avons établi dans notre cahier revendicatif les augmentations demandées pour chaque rubrique. Au lieu de satisfaire ces demandes, les deux entités ont préféré donner une enveloppe globale", précise M. Chahmi. Le Syndicat rappelle que le montant de l'enveloppe accordée par BAM est de 8 millions de DH alors que celle d'IAM est d'environ 14 millions. Ses comptes sont faits. "Il s'agit de répartir les 8 millions de DH sur plus de 8.000 employés que compte BAM et les 14 millions de DH sur 14.000 employés d'IAM".
Sur l'épineuse question de la stabilité de l'emploi, aucun pas n'a été franchi. Le SEPTI a annoncé que le point de divergence avec le syndicat porte toujours sur les garanties. Une source proche de ce département précise que le gouvernement conditionne toute décision de licenciement par un accord gouvernemental préalable sur le principe de ce licenciement et sur les conditions de le satisfaire. "Les syndicalistes veulent subordonner cette décision à un décret du Premier ministre", note la même source.
Dans un communiqué, le SNPT dénonce "le revirement" du gouvernement sur cette question. "Le SEPTI ne subordonne plus la décision du licenciement à un décret ministériel", annonce M. Chahmi.


Statuts en question


La contestation du SNPT porte également sur les projets de statuts de personnel proposés par les deux entités. "Contrairement à nos attentes, ces statuts n'ont comporté aucune de nos propositions déjà présentées au gouvernement", avance le SNPT
Les syndicalistes dénoncent les mesures prises à leur encontre. Les deux entités ont retranché des salaires les jours de grève (les grèves du 18 décembre 1998 et des 14 et 15 janvier 1999).


Nadia LAMLILI

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