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Economie

Nouvelle feuille de route pour l’artisanat

Par L'Economiste | Edition N°:2139 Le 27/10/2005 | Partager

. La stratégie dévoilée par la tutelle. Des acteurs de référence sélectionnés après appel d’offres et soutenus par l’Etat. Identification de deux filières porteuses, la décoration et la joaillerieAprès le tourisme, Adil Douiri, ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Economie sociale, s’attaque à l’artisanat. Le chantier n’est pas des plus aisés. Le manque d’organisation sectorielle, l’absence de coordination entre les divers intervenants (chambres de commerce et d’artisanat, maisons de l’artisan, associations professionnelles), la prépondérance de l’informel, la quasi-inexistence de formation, l’absence d’une vision de promotion ont rendu complexe la conception d’une politique homogène qui organiserait l’activité, 2e source d’emplois nationale, après l’agriculture. La nouvelle stratégie nationale de l’artisanat a été présentée, mercredi 26 octobre, à la presse. Elle souhaite répondre au double objectif de création d’emplois et de redéfinition du rôle de l’administration qui passe ainsi d’une administration de gestion à une administration de développement. “Notre pays dispose d’un potentiel exceptionnel pour l’artisanat d’art et de production à fort contenu culturel”, estime Douiri. Deux grandes catégories d’artisans ont ainsi été identifiées. Le premier groupe est constitué d’“acteurs-producteurs de référence”. Il s’agit d’opérateurs de taille suffisamment grande, structurés, capables de produire en volume et en quantité suffisante. Leur production devrait permettre de satisfaire la demande des clients en artisanat de production à fort contenu culturel et clairement exprimée par une clientèle “moderne et sophistiquée qui réside dans les grandes agglomérations nationales et étrangères”. Pour sélectionner ces opérateurs, un appel d’offres devra être lancé. Les entreprises sélectionnées seront appelées à fournir les réseaux de distribution modernes et exigeants. Plusieurs critères seront pris en compte: la solidité financière de l’entreprise, sa taille, la qualité de management, son orientation vers l’export. Une fois la sélection effectuée, un contrat tripartite entre l’Etat, l’opérateur et le réseau de distribution sera signé. Ce contrat précisera les engagements de chaque signataire: obligations de résultats chiffrés, soutien à la production et à la commercialisation par l’Etat à travers des campagnes de marketing et de promotion. La démarche est similaire à celle adoptée dans le cadre de la politique de développement du tourisme interne qui a consisté à créer des “champions nationaux” soutenus par l’Etat. Les filières porteuses ont d’ores et déjà été identifiées. Il s’agit de la décoration et de la joaillerie. Un à trois acteurs par filière seront dans un premier temps créés avec un chiffre d’affaires visé de 50 à 100 millions de dirhams par acteur. Le nombre de filières “prioritaires” devra se situer entre 5 et 7 à l’horizon 2015 avec un chiffre d’affaires de 200 à 300 millions de dirhams par acteur. Les entreprises de production ne seront pas “livrées à elles-mêmes”. Le tissu des PME qui n’auront pas bénéficié de contrats avec l’Etat seront encadrées et appuyées afin de hausser leur production. L’objectif recherché est de répondre à la demande croissante des réseaux de distribution. Ces mesures concerneront l’aide à la production (création de grossistes/fournisseurs...), à la vente (prospection, roads-shows...), et au financement. Le nombre d’entreprises devrait ainsi passer de 60 PME actuelles (au chiffre d’affaires global de 510 millions de dirhams par PME) à 200 ou 300 PME (avec un chiffre d’affaires global de 4 à 5 milliards de dirhams). Près de 50% de la production sera exportée. Ce qui contribuera à créer 37.200 emplois permanents dans les dix prochaines années. A côté des structures organisées et de taille, des mesures spécifiques sont prévues pour les artisans individuels qui constituent donc la deuxième catégorie. En 2006, un contrat-programme tripartite entre le gouvernement, la fédération des chambres d’artisanat et les représentants des associations professionnelles devrait être signé. Amale DAOUD

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