×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Economie

    Nouveau système d'atterrissage à Mohammed V

    Par L'Economiste | Edition N°:273 Le 27/03/1997 | Partager

    Les récents déroutements des avions vers des aéroports de dégagement ont jeté le trouble sur les conditions d'atterrissage par mauvaise visibilité à Mohammed V. Un système plus performant sera installé dès le mois de mai. Il permettra aux pilotes d'atterrir même à visibilité nulle.


    Quelle est la capacité réelle de l'ONDA (Office National des Aéroports) à assurer l'atterrissage des avions par mauvaise visibilité à l'aéroport Mohammed V? La question reste entière si l'on en croit les témoignages du personnel navigant des compagnies aériennes et des passagers détournés sur les aéroports de dégagement. Ceci jette aussi le trouble dans l'océan d'éloges -dont certains empoi-sonnés- que reçoit l'ONDA de ses partenaires étrangers et associations professionnelles.
    Les déroutements d'avions sur d'autres aéroports pour cause de mauvais temps intervenus au début du mois de mars prend de contre-pied le discours triomphaliste d'un Office qui se gargarise de posséder des équipements dernier cri au plan technologique.
    A l'heure actuelle, le système d'atterrissage par mauvaise visibilité installé en différents aéroports du Maroc permet la poursuite de l'atterrissage lorsque le pilote dispose d'une visibilité d'au moins 800 mètres à une hauteur minimale de 60 mètres. Pourtant, les spécialistes affirment qu'il existe des systèmes permettant l'atter-rissage même à visibilité nulle. "C'est monnaie courante en Europe et dans les pays du Golfe", témoigne un contrôleur aérien. L'équipement anti-brouillard devient d'autant plus indispensable notamment pour les aéroports situés dans les zones côtières.

    Retard du radar


    La mise à niveau de l'Office interviendra au mois de mai lorsque sera déployé le modèle ILS Cat II permettant l'atterrissage dans des conditions météorologiques défavorables, y compris par visibilité nulle, indique l'Office. L'ONDA escompte ainsi diminuer de manière substantielle les déroutements sur des aéroports pour cause de mauvais temps.
    Pour Casablanca, c'est Mar-rakech-Ménara qui sert d'aéroport de dégagement. Conséquence: des frais supplé-mentaires inhérents au logement des passagers à l'hôtel grèvent les charges des compagnies aériennes. Quant aux passagers, outre le désagrément que peut entraîner un atterrissage à 300 km de la destination initiale, s'y ajoute le risque pour les hommes d'affaires de manquer leur rendez-vous. L'atterrissage par mauvais temps dépend de plusieurs facteurs: l'ILS (système d'aide à l'atterrissage par mauvaise visibilité), la qualification de l'équipage et les équipements au sol, se défend-t-on à l'Office.

    Pour le reste, l'autosatisfaction affichée par les responsables contraste avec le retard pris dans la modernisation des structures dédiées au contrôle aérien. Même si dans le domaine le Maroc, avec l'Afrique du Sud et l'Egypte, figure parmi les bons élèves du continent africain.
    Du reste, le président de la Fédération Internationale des Associations des Contrôleurs Aériens ne s'est pas privé de le souligner au directeur général de l'ONDA en des termes diplomatiques: "J'ai été impres-sionné par les réalisations de l'Office... j'aimerais par la même occasion souligner de voir s'installer prochainement au Maroc le système de radar ainsi que les moyens de communication fiables et efficaces". La radarisation de l'espace aérien augmente la fluidité du trafic et la réduction du temps d'attente des avions. Annoncé depuis le printemps dernier, le radar n'est toujours pas installé, alors que les stagiaires (qui seront affectés à son utilisation), eux, sont partis en formation aux Etats-Unis. De bonne source, il est indiqué que le retard pris dans son installation est dû à un litige survenu entre la partie marocaine et l'Eximbank, la banque américaine qui a financé l'investis-sement. Au Ministère des Trans-ports, il est précisé que le radar sera installé dans trois mois, au plus tard l'été prochain. Mais sa mise en service n'interviendra qu'en hiver. Les installations comprennent quatre stations: Ifrane, Casablanca, Safi et Agadir. Ce système arrivera à point nommé pour les compagnies aériennes. Grâce à la fluidité du trafic, il devra leur assurer des économies de carburant. Même s'il faut s'attendre à un relèvement des redevances de survol.

    Abashi SHAMAMBA

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc