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International

Non à l’adhésion de l’Ukraine

Par L'Economiste | Edition N°:1929 Le 31/12/2004 | Partager

. La Pologne continue le forcing. Une question d’équilibre avec MoscouViktor Iouchtchenko, l’orange soutenu par l’Union européenne, a recueilli 51,99% des suffrages, contre 44,19% à Viktor Ianoukovitch, le bleu, Premier ministre sortant et candidat favori du Kremlin. Mais ce dernier, au moment où nous mettions sous presse, refusait de concéder sa défaite, annonçant son intention de contester les résultats devant la Cour suprême et dénonçant des fraudes. La Commission électorale ne pourra pas désigner le vainqueur tant que le litige n’aura pas été arbitré.Le soutien apporté par l’Union européenne et surtout par la Pologne, nouveau membre, a ouvert la porte à des spéculations sur la candidature de Kiev à l’Union. L’intervention de Javier Solana, le haut représentant pour la politique étrangère des Vingt-cinq, avait été décisive dans le conflit entre les deux candidats. La partie qui s’ouvre avec la victoire de Victor Iouchtchenko, qui a déjà fait part de son intention de demander une adhésion, sera difficile: les Vingt-cinq auront à définir une politique à l’égard du nouveau régime ukrainien, tout en respectant les sensibilités des “ouest-européens” et celles des “est-européens”. Les premiers sont réservés sur le fonctionnement démocratique de l’Ukraine, même après la solution pacifique du conflit. Les seconds, les “est-européens”, souhaitent, au contraire, que Bruxelles ouvre ses portes un peu plus vers l’est.Bruxelles ne fait aucune promesse à Kiev, et surtout pas la promesse d’une adhésion future. “La question n’est pas à l’ordre du jour”, a indiqué le vice-président de la Commission européenne, Gunther Verheugen. Mais le débat n’est pas épuisé, au contraire.La Pologne, particulièrement, se montre aussi active en faveur d’un rapprochement qui n’est pas encore programmé, qu’elle cherche à s’opposer aux négociations avec la Turquie. Pour Varsovie, il s’agit d’une question de religion, mais aussi d’équilibre stratégique: plus Kiev sera proche de la Russie, moins les Polonais se sentiront à l’aise; plus l’Ukraine sera dans la zone d’influence de l’Europe, plus la Varsovie aura de poids en face de son géant voisin russe.


Freins techniques: Le sanitaire et le rural

EN tout état de cause, le rapprochement de l’UE avec l’Ukraine aura des freins techniques: l’Ukraine est un gros pays du point de vue démographique: 48 millions d’Ukrainiens dont 22% vit de l’agriculture. Cette proportion est très importante pour les budgets européens. Ils sont déjà lourdement grevés par le poids rural polonais (38%, un record historique dans l’UE) et par les prévisions d’engagements à prendre pour la Roumanie (près de 40% de ruraux). De plus, l’état socio-sanitaire de l’Ukraine est déplorable: tous les Ukrainiens savent lire, ou presque, mais leurs taux de natalité et de mortalité sont nettement plus mauvais que ceux du Maroc et l’espérance vie y est très inférieure.Synthèse L’Economiste

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