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Nizar Baraka se met à table

Par L'Economiste | Edition N°:2853 Le 04/09/2008 | Partager

. Istiqlal: «Abbas El Fassi respectera les décisions du congrès national». Authenticité et modernité: «C’est plutôt une bonne chose»LIMITE imperturbable. C’est l’impression que l’on aura retenue de la prestation de Nizar Baraka, ministre délégué aux Affaires économiques et générales, lors de son passage à l’émission Hiwar de Mustapha Alaoui, l’animateur vedette d’Al Oula (ex-RTM). On l’a interpellé sur, pratiquement, toutes les questions qui concernent le gouvernement et son parti l’Istiqlal. Il n’a, ne serait-ce qu’une seule fois, eu recours à la réponse jocker: «Cela ne relève pas de mon domaine de compétences». C’est donc un ministre qui assume pour lui et pour les autres.«Le gouvernement a la volonté politique de défendre le pouvoir d’achat des Marocains et d’améliorer leur niveau de vie. Les efforts fournis dans ce sens sont multiples. Il faut les présenter et les expliquer aux gens. Il faut dépasser les discours populistes qui induisent les citoyens en erreur en dressant systématiquement des diagnostics pessimistes. C’est dans ce type d’attitude que réside le vrai danger». A eux seuls, ces propos résument la portée du message livré par Baraka en cette soirée du premier Ramadan, mardi 2 septembre 2008.

Trop d’aberrations
Plus concrètement, les efforts dont parle Baraka sont une enveloppe de 36 milliards de DH partis dans la subvention du carburant essentiellement, mais aussi du sucre et du pain. Le ministre a sorti un chiffre pour le moins frappant: les 20% les plus pauvres ne profitent que de 1% du carburant. Normal puisqu’ils n’ont pas de voitures. Et, mieux (ou pis), 75% de ce carburant va aux 20% les plus riches. Il y a donc trop d’aberrations dans le système de compensation actuel. Ce qui n’empêche pas Baraka de marteler que «la suppression de cette caisse n’est pas à l’ordre du jour». Néanmoins, le ministre reconnaît que le système de compensation est plein de dysfonctionnements. Il va même jusqu’à le qualifier d’«injuste».Il fait un état des lieux assez précis: «Les dysfonctionnements existent au niveau de trois volets: le cadre légal régissant la caisse, la maîtrise de son budget et le contrôle de l’utilisation des subventions». La réforme s’impose. Le ministre a quelques projets à court et moyen termes. «Une nouvelle structure des prix du carburant notamment annoncée pour fin décembre, le contrôle de la caisse sera externalisé à une entreprise d’audit indépendante; un appel d’offre a été lancé dans ce sens, et un meilleur ciblage des populations méritant la subvention avec une préférence pour le versement direct des aides». «La priorité de cette réforme ne doit pas être la réalisation d’économies, mais plutôt l’élévation du niveau de vie des citoyens et la lutte contre la pauvreté», explique Baraka. Dans le même registre, interviennent le contrôle des prix et la favorisation de la concurrence. Le Code de la protection du consommateur revient au-devant de la scène, tout comme le Conseil de la concurrence. Les deux points font d’ailleurs partie de l’ordre du jour du Conseil de gouvernement d’aujourd’hui. «Grâce à ce code, ce sont les consommateurs qui vont pouvoir effectuer par eux-mêmes un contrôle sur les prix et la qualité des produits», affirme Baraka. Cela n’empêche pas les autorités de réaliser leur propre contrôle. «Un projet de loi sur les prix et la concurrence sera étudié aujourd’hui. Il vise à renforcer l’arsenal des sanctions qui pourront aller jusqu’à 300.000 DH d’amende (voir aussi article P12). Les décisions et sanctions administratives, suspendues depuis 2006, seront, elles aussi, réactivées», annonce le ministre délégué. Cette loi s’arrête également sur les questions de publicité et du respect de la qualité et du poids. Signe de détermination du gouvernement: «Le décret d’application est déjà prêt».Sur le volet politique, Nizar Baraka affirme que la création du Parti authenticité et modernité (PAM) de Fouad Ali Al Himma «n’est pas une surprise. C’est plutôt une bonne chose pour deux raisons: cela rend le jeu politique plus lisible et participe à réduire la balkanisation de l’échiquier politique national». Quant à l’Istiqlal, son parti, «l’ajournement du congrès national n’est pas d’actualité et est prévu entre le 31 octobre et le 2 novembre 2008», insiste Nizar Baraka. A croire ce dernier, Abbas El Fassi, secrétaire général du parti et Premier ministre du gouvernement actuel, a affirmé «ne pas s’opposer à la tenue de ce congrès». «Il ne s’opposera pas non plus à ses décisions quelles qu’elles soient, même en cas de non-renouvellement de son mandat». Sur la question du Sahara, Nizar Baraka a affirmé que «nos adversaires n’ont pas le monopole de l’intelligence» et que «la diplomatie marocaine fonctionne très bien et gagne du terrain de jour en jour».Nabil TAOUFIK
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