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Economie

Négociations agricoles
Ce que contient la proposition Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:2311 Le 04/07/2006 | Partager

. L’offre est constituée de cinq listes de produits . Le blé et la viande rouge, qualifiés de sensibles, exclus du libre-échange . Le round des négociations prévu en septembreCoup d’accélérateur dans les négociations agricoles avec l’Union européenne. La proposition marocaine, remise la semaine dernière, sera exposée aujourd’hui aux professionnels du secteur. Le chef des négociateurs, Moha Marghi, est conscient de l’importance d’informer et de prendre l’avis des opérateurs des différentes filières. Ce n’est pas la première réunion. Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture les a déjà rencontrés. Selon lui, la démarche vise aussi à mieux préparer le dossier pour entrer de plain-pied dans les négociations avec les 25. Une première réunion dite «technique» avec la délégation européenne est prévue pour fin juillet. A cette occasion, les experts des deux parties échangeront les résultats des analyses des propositions. Des bases de données communes pour pouvoir juger les offres seront nécessaires. C’est donc en septembre prochain, date du prochain round, que les choses sérieuses démarrent. Les négociations reprendront sous une nouvelle présidence européenne, confiée à la Finlande. En fait, ces négociations concernent les produits agricoles mais aussi la pêche et l’agro-industrie.Si l’Union européenne veut le démantèlement en formules étalées, sur un délai de 5 ans, Rabat voit les choses autrement. Selon Moha Marghi, la proposition marocaine est bipolaire. Elle est composée d’une offre et d’une demande. Pour l’offre, les négociateurs ont classé les produits agricoles par ordre de sensibilité décroissante. Ils ont établi cinq listes en regroupant des produits similaires. Ainsi, la liste à droits de douane zéro vient en tête. Elle porte sur les produits à démanteler immédiatement, particulièrement ceux que le Maroc ne produit pas, souvent utilisés comme intrants dans l’agriculture. La deuxième liste prévoit une ouverture dans 5 ans, une troisième dans 10 ans et une quatrième dans 20 ans. «Il s’agit souvent de filières qui nécessitent plus de temps pour leur mise à niveau», précise le chef des négociateurs. Une dernière liste est à exclure du libre-échange, comprenant notamment les céréales et la viande rouge.Quant à la demande, elle est liée à deux composantes: l’une fixe les horizons d’ouverture, dans l’autre, le Maroc doit être traité comme un pays préférentiel (donc pas d’érosion des préférences en sa faveur). Selon Marghi, la demande cible plus de fluidité dans les mécanismes d’accès aux marchés, prévus par les OCM (organismes communs des marchés) qui constituent un obstacle aux produits marocains. «Il ne s’agit pas de demande de baisse des droits de douane, les tarifs étant à des niveaux bas, mais de démanteler et de supprimer les OCM qui constituent des mécanismes de blocage», martèle le chef des négociateurs. Ces mécanismes, qui servent à protéger les produits européens de la concurrence, ont pour noms notamment droits d’entrée et licences d’importation. Comme les OCM sont classés par groupes de produits, le Maroc est intéressé par intégrer à terme celui des fruits et légumes.Dans ces négociations, l’Union européenne est pressée. Elle veut boucler le dossier avant la fin de cette année, conformément à la feuille de route de l’Euromed. Le Maroc est dans une autre logique. «Les négociations seront longues. Pour la partie marocaine, il est impératif de faire améliorer l’accord actuel basé sur le régime préférentiel ayant atteint ses limites, avec ses contingents et ses calendriers», indique le secrétaire général du ministère de l’Agriculture. En tout cas, l’accord en vigueur prévoit une clause de rendez-vous pour 2007. Par ailleurs, le Maroc a entrepris des contacts avec les Tunisiens et les Egyptiens pour une meilleure coordination. Ces deux pays doivent également négocier un accord avec l’UE.Rappelons que pour faire valider cette proposition, Mohand Laenser, ministre en charge du secteur, est monté jusqu’au Premier ministre. Taieb Fassi Fihri a été également associé à cette opération. Le ministre des Affaires étrangères a été le négociateur en chef de l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis. D’ailleurs, l’un des objectifs des 25 est d’obtenir un traitement similaire que le Maroc a accordé à Washington dans le cadre de cet accord. Toutefois, Bruxelles craint de voir le Maroc servir de plate-forme pour l’exportation des produits américains vers le marché européen.Mohamed CHAOUI

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