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Ne m’approchez pas, je jeûne!

Par L'Economiste | Edition N°:1886 Le 29/10/2004 | Partager

. La violence physique augmente en flèche. Disputes au travail et tentatives de vol, les principales manifestations. Les tranches horaires: entre 8h et 10h et 16h et 18hJeûneurs, faites attention! Les agressions physiques enregistrent un boom pendant le Ramadan. Les gens sont sur le qui-vive. Un simple geste anodin peut facilement entraîner une embrouille qui tourne rapidement au vinaigre. Irritabilité, sevrage (tabac, haschich,…) sont à la tête des causes de ce gâchis.En effet, la Fondation Hassan II pour la recherche scientifique et médicale sur le Ramadan (FRSMR) a mené une étude de suivi des agressions physiques pendant et en dehors du mois sacré. Au total, 145 victimes ont consulté pendant Ramadan 2003, contre 106 un mois auparavant, soit une augmentation de 37%. Ce sont les hommes qui arrivent en tête. Ils représentent 80,7% des agresseurs et 62,4% des victimes pendant ce mois de jeûne. Habitudes toxiquesEn général, la population impliquée dans les accrochages est jeune et de niveau socioéconomique bas. L’agresseur, quant à lui, est souvent plus jeune que la victime. Dans plus d’un cas sur deux, l’agresseur a des habitudes toxiques (cigarettes, hachisch…).«Pendant le Ramadan, les admis-sions totales de violence à la consultation médico-légale augmentent et présentent un caractère légèrement aggravé. La violence est due essentiellement à des tentatives de vol ou survient dans le milieu du travail», souligne la Fondation.En effet, selon l’étude, les frictions au travail (23%) et les tentatives de vol (17,2%), sont en tête des causes des agressions durant ce mois. Elles détrônent celles plus fréquemment rencontrées en dehors du Ramadan, à savoir les rixes familiales et les querelles de voisinage. Les agressions à mains nues, qui prédominent avant le Ramadan, sont distancées par celles utilisant un objet tranchant. Ainsi, le massif cranio-facial est le plus touché, dans 75% des cas, aussi bien en dehors que pendant le Ramadan. Les plaies se présentent chez une victime sur 3, selon l’étude. Par tranche horaire, les agressions se situent entre 8h00 et 10h00, et 16h00 et 18h00.Par ailleurs, les cas d’hospitalisation augmentent pendant ce mois (16,7% contre 11,3%), de même que le nombre des ITT (incapacité temporaire totale de travail) de plus de 21 jours (20% contre 12% un mois auparavant).Au cours du mois de jeûne, l’irritabilité dans la journée est plus liée aux caractéristiques de l’individu (âge, tabagisme, prise d’excitants, situation matrimoniale, manque de sommeil), qu’au jeûne lui-même. Elle a pour cause le sevrage brutal qui s’opère. Les sujets mariés et les jeunes sont davantage confrontés à cette irritabilité. Or, cette dernière peut être facilement évitée par une bonne hygiène de vie, précise la Fondation.En effet, il est recommandé d’entamer une diminution progressive de la prise d’excitants et de cigarettes durant la semaine qui précède le jeûne. Il est également préférable de consommer un verre de thé ou de café juste après le shor, au cours des premiers jours, afin de faciliter l’adaptation à ce nouveau rythme de vie.Nadia DREF

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