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    Politique Internationale

    Natacha Atlas à Casablanca et Rabat

    Par L'Economiste | Edition N°:597 Le 17/09/1999 | Partager

    · La chanteuse et danseuse du ventre se produira les 24 et 25 septembre

    · Une centaine de milliers d'exemplaires pour ses deux premiers albums ont été vendus en France

    Errance dans le style, dans les paroles, dans les gestes... Natacha Atlas, est indéniablement une chanteuse d'un type nouveau. D'une mère anglaise et d'un père juif égyptien, Natacha porte en elle les germes d'un art universel. «En fait, j'ai été élevée dans les rites de la communauté marocaine jusqu'au divorce de mes parents», explique-t-elle.
    Elevé à Bruxelles, elle a pris part au brassage britannique des années 90 au sein du collectif musical Transglobal Underground dont elle était la chanteuse et la danseuse du ventre. Ce collectif, qui milite pour le rapprochement entre musique orientale et rythmique moderne, a été d'ailleurs la vraie reconnaissance de cette chanteuse. Ainsi, sur des rythmes solo «Diaspora» et surtout «Halim», dédicacé à Abdelhalim Hafid, Natacha laisse éclater pleinement sa passion pour l'Egypte et la musique arabe traditionnelle.
    Reste que la chanson «Mon amie la rose» de son dernier album «Gedida» est celle qui a, de loin, envoûté aussi bien le public arabe qu'occidental. Reprise de la version de Françoise Hardy, la rose de Natacha, tout en gardant la mélancolie douce-amère de la version initiale, entraîne le public vers le monde «insoupçonné» des rythmes orientales.

    «Un jour, un ami m'a fait écouter une cassette de chansons lentes et tristes. J'ai tout de suite aimé «Mon amie la Rose» qui m'a semblé proche de la poésie arabe. J'ai trouvé les paroles très romantiques. J'ai pensé que c'était une bonne idée de la chanter pour séduire le public français», souligne la belle Natacha aux hanches généreuses. Et elle ne s'est pas trompée: elle a vendu une centaine de milliers d'exemplaires de ses deux premiers albums en France.
    Aujourd'hui, Natacha Atlas, 34 ans, partage sa vie entre Londres et le Caire. La première ville pour l'innovation musicale, la seconde pour ses racines. Dans son parcours atypique, Natacha Atlas était également partagée entre différentes religions, celles de ses parents. «Le judaïsme est très chouette mais aussi très compliqué. J'ai choisi l'Islam, parce que c'est plus simple et que la relation avec Dieu est plus directe». Sur cette question, cette danseuse de ventre a une opinion bien tranchée. «Aujourd'hui, l'Islam est victime des hommes qui se servent de la religion pour maintenir leur pouvoir, spécialement au Pakistan et en Arabie Saoudite». Aussi le mélange de pop et de «chaâbi» (musique des quartiers populaires) se veut-il l'expression d'une artiste d'avant-garde. Les critiques, eux, ne l'entendent pas de cette oreille. Pour eux, l'image de danseuse du ventre la défrise. Mais pour Natacha, ces critiques sont bien peu de choses...
    En tout cas, le public marocain aura bientôt l'occasion de donner son verdict lors de ses concerts programmés les 24 et 25 septembre respectivement aux Théâtre Rialto de Casablanca et Mohammed V de Rabat. Pour les prix, ils seront de 150, 200 et 300 DH.

    Hassan BOUCHACHIA

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