×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Vous êtes 136.076 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 167.718 articles (chiffres relevés le 24/5 sur google analytics)
eleconomiste
Entreprises

Napoléon: Un cas mystérieux d'investissement autorisé-interdit

Par L'Economiste | Edition N°:456 Le 04/03/1999 | Partager

Napoléon est le nom d'une boulangerie-pâtisserie et salon de thé à Casablanca. Le promoteur a été interdit d'exploiter son activité malgré qu'il ait obtenu une autorisation. Après plus de quatre mois de fermeture, le salon de thé a rouvert lundi dernier sous le regard menaçant des agents d'autorité.

Le complexe Napoléon situé au Boulevard Gandhi à Casablanca a rouvert lundi dernier son salon de thé. Les autorités locales ont essayé à plusieurs reprises de faire partir les clients du café pour le refermer. Devant les protestations des clients et du propriétaire du café, les agents d'autorité ont renoncé à la force mais sont restés à proximité en attendant de nouveaux ordres de leurs supérieurs. Entre-temps, le salon de thé a reçu plus de 200 clients.
"Nous sommes obligés d'exploiter notre salon de thé pour pouvoir rembourser nos crédits", indique le promoteur. En fait, le salon de thé Napoléon avait été inauguré au début du mois d'octobre 1998, mais il avait été interdit à peine 6 jours après son ouverture. Pourtant, "toutes les autorisations administratives ont été réunies", affirme M. M'hamed Megzari, directeur. La première autorisation avait été délivrée par la Wilaya avec le permis de construire. Il a été mentionné dès le départ dans le permis que les locaux à construire serviront pour une boulangerie, une pâtisserie et un salon de thé. "C'était pour nous une garantie suffisante pour investir 9,5 millions de DH".
Les travaux de construction avaient démarré en mai 1997. Quelques mois après, des voisins avaient commencé à s'opposer au projet. Des lettres ont été adressées par un groupe de voisins aux autorités mentionnant que le quartier est résidentiel et ne doit pas avoir une activité de ce genre.
Les promoteurs avaient été alors convoqués par la Wilaya avec le porte-parole du groupe de voisins. Il avait alors été décidé entre les différentes parties de poursuivre les travaux avec quelques modifications. Le salon de thé avait été réaménagé au niveau de la deuxième façade du bâtiment (sur le Boulevard Gandhi).

Manque à gagner


L'entrée de la boulangerie et de la pâtisserie est située sur la première façade au niveau de la Rue Baudelaire. Le promoteur dit avoir accepté d'abandonner une partie de son projet concernant notamment une pizzeria.
"Un accord de principe nous a été donné par l'Administration. Ce qui nous a encore plus rassuré pour exercer notre activité sans aucune contrainte", note M. Megzari. Et d'ajouter que le reste de l'investissement a été entièrement réalisé. La visite de la commission préfectorale avait eu lieu le 6 mars 1998 et l'autorisation définitive avait été délivrée pour exercer l'activité de boulangerie, pâtisserie et salon de thé.
"On nous a la demandé verbalement de fermer uniquement le salon de thé mais pas la boulangerie et la pâtisserie. Pourtant, l'autorisation porte sur les trois activités, il ne fallait donc pas les dissocier", explique le responsable de Napoléon. Les raisons de la demande de fermeture par les autorités restent obscures. Les responsables de l'Administration se contentent d'indiquer que toute autorisation n'a qu'un caractère provisoire et peut donc être retirée à n'importe quel moment.
Durant les six jours d'ouverture du salon de thé au mois d'octobre, M. Megzari a réalisé un chiffre d'affaires journalier de près de 7.000 DH (uniquement pour le salon de thé). Il évalue aujourd'hui et après cinq mois de fermeture un manque à gagner de plus de 800.000 DH.
A elles seules, la boulangerie et la pâtisserie ne permettent pas de couvrir les charges et surtout de rembourser les premières échéances du crédit bancaire de 4 millions de DH.

Hicham RAÏQ

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc