×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Mutuelles: CNOPS et MGEN se défendent

Par L'Economiste | Edition N°:46 Le 24/09/1992 | Partager

Les enseignants sont sur le devant de la scène en cette période de rentrée. Ils se plaignent souvent des remboursements tardifs, voire perdus, des frais de maladies qu'ils ont engagés. La MGEN est l'une des huit mutuelles de fonctionnaires, affiliées à la CNOPS. Les deux organismes défendent leur gestion et souhaite que leurs régimes deviennent obligatoires.

Les évolutions, à des rythmes différents, des cotisations et des prestations de la CNOPS(1) justifient, aux yeux de ses responsables, ses difficultés de gestion. Cette association qui regroupe 800.000 adhérents, tous fonctionnaires, reçoit les prélèvements effectués sur les traitements, et une quote-part patronale de l'Etat. Les remboursements sont par an et par adhérent de 512DH: les dirigeants à la CNOPS expliquent que "c'est l'esprit de solidarité qui permet aux huit mutuelles de réaliser un tel chiffre". Ce qui constitue un chiffre bas par rapport à ceux des assurances maladies qui couvrent les salariés du secteur privé. Le remboursement moyen de la MGEN est plus élevé que celui de la CNOPS. Il est de 808DH. Les adhérents de la MGEN appartiennent à des catégories socio-professionnelles, plus instruites, qui, traditionnellement, sont plus informées ou plus soucieuses de leur santé.

Un tiers des ressources

La disparité existe aussi en fonction des catégories de prestations: les oeuvres sociales, les retraites, les maladies... Ces dernières comprennent elles-mêmes des subdivisions où il faut inclure les types de dépenses engagées. "Les remboursements des produits pharmaceutiques, à eux, seuls coûtent 38% de l'enveloppe globale des dépenses", déclare-t-on à la CNOPS.

Dans cette gestion, la MGEN, la mutuelle des enseignants, qui regroupe 153.000 adhérents, "serait peut-être la mutuelle qui fonctionnerait le mieux", affirment ses dirigeants. Plusieurs éléments sont avancés pour justifier cela. D'abord, le nombre d'adhérents de la MGEN a doublé. Ce qui constitue des rentrées de cotisations, et donc des ressources supplémentaires pour la mutuelle elle-même et pour la CNOPS, d'une manière plus générale. La MGEN participe pour un tiers aux ressources de la CNOPS, confirment les représentants des deux organismes. D'autres éléments, aux yeux de la MGEN, montrent l'avance prise par rapport aux autres. "La mutuelle des enseignants est la seule à s'occuper directement des orphelins. C'est également la seule à verser la moitié du salaire restant", ce que confirme la CNOPS, "dans les cas de longues maladies, et après les six mois légaux". La MGEN possède 50 fauteuils dentaires et 5 cliniques où ses adhérents peuvent être soignés gratuitement. Les responsables ajoutent qu'elle possède des centres de soins dans des villes comme Chaouen et Errachidia. Ils rappellent que c'est également la MGEN qui a été la première à créer un centre d'hémodialyse. Les responsables répondent ainsi à ceux qui déclarent que la mutuelle "fonctionnerait mal", et ajoutent que certaines difficultés indépendantes de leur volonté peuvent venir conforter ceux qui pourraient les critiquer. A cet égard, ils citent le nombre important des personnes qui changent d'adresse et à qui les feuilles de remboursements n'arrivent pas. "Ce sont près de 5 millions de Dirhams de ré-imputés qui n'ont pas trouvé leurs destinataires", déclarent-ils.

C'est dans ces conditions générales que "l'esprit de solidarité" doit jouer, poursuit-on à la CNOPS. La difficulté d'expliquer aux adhérents qu'ils sont à la fois assureurs et assurés ne doit pas faire oublier deux choses. Les mutuelles de fonctionnaires sont un ensemble d'associations qui ne font pas partie de l'Etat et qui sont gérées de façon autonome. C'est pour disposer de ressources supplémentaires et faire jouer la solidarité entre l'ensemble des fonctionnaires que la CNOPS souhaite que l'adhésion devienne obligatoire.

Frais de fonctionnement

Cependant, les responsables de la CNOPS et de la MGEN n'évoquent pas leur organisation interne ou leurs frais de fonctionnement qui peuvent grever leurs rentabilités, s'ils ne sont pas maîtrisés. De plus, les mutuelles bien organisées, diffusent à leurs adhérents des statistiques individuelles montrant le rapport cotisations-prestations.

Elles diffusent également des ratios et des chiffres sur les délais moyens de remboursement, qui évitent les contestations des adhérents.

H.H.

(1) Voir L'Economiste n°42.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc