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    Musique: Les moments forts de 1997

    Par L'Economiste | Edition N°:309 Le 18/12/1997 | Partager

    Le Festival des Musiques Sacrées de Fès marque de son empreinte l'année musicale. Mais il n'est pas le seul événement. Les concours de piano et les productions de l'Orchestre Philharmonique du Maroc complètent ce bilan. A noter le dynamisme des missions culturelles étrangères.


    Dans le domaine musical, quels souvenirs garderons-nous de l'année 1996-1997?
    Deux points forts auront marqué cette année: la création de l'Orchestre Philharmonique du Maroc et le Festival des Musiques Sacrées du Monde à Fès.
    La première saison de l'OPM a été marquée par les concerts de février et juin 1997 à Rabat et Casablanca et également une participation, en septembre, aux stages de perfectionnement organisés à Fès. Fort de quelque 70 musiciens auxquels il faut ajouter quelques étrangers, dirigés par M. Jean-Charles Biondi, ce nouveau fleuron de la vie artistique au Maroc a été remarquablement bien accueilli par un très nombreux public.
    Quand paraîtront ces lignes, un 4ème concert aura lieu pour terminer l'année en beauté les 17 et 18 décembre 1997.

    Musique sacrée à Fès
    Créé en 1994, le Festival des Musiques Sacrées de Fès a vu chaque année s'intensifier sa renommée. M. Faouzi Skalli qui en est le président et M. Gérard Kurdjian le directeur des programmes n'ont pas ménagé leurs efforts pour faire de cette rencontre des grandes civilisations d'Orient et d'Occident une exceptionnelle réussite devenue rapidement un événement médiatique connu dans le monde entier.
    Une autre grande date à souligner, la fête de la musique chaque année célébrée le 21 juin. Une imposante rencontre de chorales s'est déroulée à Rabat suivie par un public enthousiaste.
    Les chorales
    Le chant choral acquiert de plus en plus d'importance. L'ancêtre, la chorale «A coeur joie», un peu en veilleuse par suite de nombreux départs, redevient florissante et le président Marcel Corneloup vient régulièrement au Maroc donner l'élan nécessaire à ces vaillantes troupes chantantes.
    Les instituts culturels
    Les instituts culturels étrangers font leur possible pour équilibrer leurs programmes et réserver à la musique la place qui lui revient.
    Avec ses centres répartis dans tout le Maroc, la France arrive en tête, suivie par les deux instituts Goethe, allemands, les deux centres italiens, le British Council, l'Institut Cervantès et -plus timidement- les USA.
    Il reste encore bien des villes du Maroc -et non des moindres- à souhaiter qu'on ne les oublie pas.
    Et l'on songe à El Jadida, Safi, Essaouira. Cette dernière connaît de nombreux projets qui, peu à peu, voient le jour dans le domaine culturel, mais la musique semble vraiment le parent pauvre.

    L'Association Marocaine des Amis de Chopin
    Un des piliers de la vie culturelle au Maroc. Créée en 1989, conjointement par la France, le Maroc et la Pologne, sous la présidence du Dr Omar Hajami, cette association contribue fort efficacement à une meilleure approche de la musique dans le souvenir du grand pianiste et compositeur romantique.
    Avec ses deux concours annuels: l'un réservé aux jeunes pianistes nationaux et étrangers, l'autre de prestige, offrant au public la possibilité de sélectionner le meilleur des pianistes de classe internationale venus au Maroc pour cette occasion. Cette année un jeune pianiste allemand de 19 ans a remporté tous les suffrages. Toujours présente au concours international de Varsovie, l'Association offre également plusieurs récitals durant l'année. Une réussite exemplaire à tout égard.

    Piano à Meknès
    Un autre concours de prestige se déroule tous les deux ans. C'est à Meknès que la pianiste Ghislane Hamadi, disciple du célèbre et regretté pianiste hongrois Georges Cziffra, a donné le coup d'envoi en 1994 à cette grande manifestation pianistique réunissant un nombre imposant de participants dont la majorité est de nationalité marocaine.
    La 3ème édition qui se prépare activement aura lieu toujours dans la capitale ismaélienne en juillet prochain.
    En 1997 le monde musical a célébré avec faste le 2ème centenaire de la naissance de Frantz Schubert.
    Le Maroc n'est pas resté insensible à cet anniversaire. Une «Shubertiade» a été organisée au mois de mars à Rabat réunissant, dans un bel élan de solidarité, professionnels et amateurs -chant piano, violon autour d'un portrait de Schubert fleuri de rouge et blanc aux couleurs de l'Autriche.
    Au piano, se prodigue toute la soirée du regretté Jacques Perrin professeur de musique au collège Saint-Exupéry de Rabat. Ce fut sa dernière apparition en public, la dernière participation à cette musique tant aimée, son chant de cygne.
    Trois mois plus tard, il s'éteignait à Paris, mais continue de vivre dans le coeur de ses nombreux amis.

    La chorale de Rabat
    Pour mettre un point final à l'année, il faut rendre un juste hommage à l'enfant chéri de Rabat, la Chorale que dirige avec une inlassable ardeur et une foi à déplacer les montagnes Louis Peraudin.
    Forte de plus de cent participants, avec près de 90% de Marocains, épaulée dans ses concerts par l'orchestre des Forces Armées Royales (dont un grand nombre de musiciens sont venus renforcer les rangs du nouvel Orchestre Philharmonique du Maroc) sans oublier la prestation d'un ensemble allemand au printemps dernier (superbe Magnificat de J.S. Bach) la Chorale de Rabat a droit à la reconnaissance de tous.

    Françoise FABIEN

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