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Musique: L'éditeur pour protéger les droits

Par L'Economiste | Edition N°:346 Le 17/09/1998 | Partager

Faute de moyens financiers, les artistes protègent mal leurs droits. Solution: l'éditeur avec son contrat d'exclusivité prend le risque commercial, y compris celui de piratage.


Un artiste livré à lui-même ne peut protéger ses droits d'auteur. Il est tenu de passer par un producteur ou une maison d'édition qui lui garantit, outre la commercialisation de ses produits, la protection de ses droits.
Toutefois, il faudrait que tous les éditeurs se conforment aux règles d'éthique, voire de droit. Avant d'enregistrer une cassette audio pour un chanteur, il faut s'assurer que les chansons lui appartiennent véritablement, indique M. Nabil Moumni, administrateur de Crystal Sound des éditions Nabilophone.
Cet éditeur exige de ses artistes la délivrance d'une déclaration sur l'honneur ainsi que des preuves nécessaires. Puis il signe avec eux des contrats définissant les obligations de chaque partie. Ainsi, le chanteur s'engage à accorder l'exclusivité à son producteur.

En fait, la procédure commence par le contact entre le producteur (maison d'édition) et le chanteur. Ce dernier peut exiger une rémunération dont le montant varie en fonction de sa notoriété.
Faute de moyens financiers, les débutants offrent parfois leurs chansons gratuitement aux producteurs qui prennent en charge tous les frais inhérents à l'enregistrement et à la distribution. L'objectif pour le chanteur dans ce cas est d'acquérir plus de popularité.
C'est l'éditeur qui prend finalement le risque commercial du produit. Dans le contrat de licence, l'artiste est tenu de garantir l'exclusivité des chansons produites à son éditeur.
Le producteur recourt par la suite au studio d'enregistrement. Il réserve quelques séances pour son chanteur. Des musiciens accompagnateurs proposent sur place leur service. Ils exigent une rémunération entre 2.000 et 5.000 par album enregistré. Le studio, quant à lui, facture entre 5.000 et 8.000 DH en fonction des séances accordées et de la rapidité du chanteur.
Le studio se charge de la réalisation du son et du mixage et fournit enfin la cassette originale que les profes-sionnels appellent aussi cassette mère ou Master. Le producteur effectue par la suite la conception de la jaquette (dessin ou photo de couverture en papier). Il peut sous-traiter cette tâche auprès des agences de communication si le budget le permet ou le cas échéant traiter directement avec les imprimeries.

2.000 copies


Parallèlement, il y a lieu de produire plusieurs exemplaires de cassettes sur la base de la master. Il s'agit de la phase de duplication. Certains producteurs disposent eux-mêmes de machines de duplication. Chaque copie de cassette coûte aux environs de 5 DH pour les producteurs. En général, ces derniers commencent à sortir par 2.000 exemplaires sur le marché afin de tester le nouveau produit.
Avant d'atteindre le client final, les cassettes passent par les grossistes qui les distribuent aux boutiques. Le prix de vente au public est aux alentours de 15 DH. Les cassettes pirates reviennent à 30 et 40% moins cher.

Hicham RAÏQ


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