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Moyen Atlas: Menaces sur la forêt

Par L'Economiste | Edition N°:3443 Le 12/01/2011 | Partager
Absence de concertation et d’implication dans la gestion
L’administration, la commune et les associations sollicitées

MENACÉ par la sécheresse et le surpâturage, le paysage naturel du Moyen Atlas, particulièrement dans les régions de Khénifra et d’Ifrane, est confronté aujourd’hui à plusieurs contraintes. Outre la multiplicité des acteurs et des usages, la composition des membres qui constituent les coopératives d’exploitation et de valorisation des produits de la forêt, et la faible valorisation des produits forestiers par les coopératives d’usagers en raison de l’insuffisance de moyens et de l’encadrement technique, figurent en tête de liste. C’est le constat dressé dernièrement par les participants à l’atelier régional à Fès sur la «Gestion des forêts du Moyen Atlas».
Pour les experts forestiers, la gestion des ressources naturelles de cette zone est confrontée aussi à l’absence de concertation et d’implication des populations dans la réalisation des études d’aménagement des forêts, plus particulièrement au moment de l’établissement des plans de gestion. Sans oublier le faible taux de réinvestissement des recettes forestières dans la forêt et la faible implication des communes rurales dans le développement du secteur forestier.
Notons que les populations rurales du Moyen Atlas dépendent des produits de la forêt ainsi que des services liés à l’environnement. Ces forêts constituent la source alimentaire principale du cheptel et une source essentielle d’énergie pour ces populations. L’atelier de Fès a été l’occasion de faire le point sur l’état de la gestion des espaces forestiers et péri-forestiers dans la zone et d’analyser la validité de l’approche participative poursuivie par les pouvoirs publics avec le soutien de partenaires internationaux, l’Union européenne entre autres, qui a financé le «Projet Khénifra» à hauteur de 165 millions de DH. Un projet qui a opté pour une organisation paysanne adaptée au contexte socio-culturel et au niveau spatial d’intervention. Deux niveaux d’organisation ont été par conséquent identifiés et mis en place correspondant à deux échelles d’intervention et deux espaces d’actions complémentaires. Le premier est le terroir qui est l’ensemble des terres à statut privé, dans lequel s’exercent en majorité les activités agricoles. Cet espace correspond à un niveau d’organisation socio-territorial regroupant plusieurs douars ayant la même histoire, les mêmes affinités et exploitant collectivement les ressources naturelles. Ces douars sont regroupés dans ce que l’on appelle des associations de gestion et d’aménagement des terroirs (Agat) au niveau des zones péri-forestières. Le deuxième est le massif forestier, une étendue à statut juridique domanial, depuis toujours lieu de parcours pour les troupeaux. De ce fait, ce second niveau d’organisation socio-territorial est ici beaucoup plus large que le terroir dans lequel les intérêts individuels se combinent à ceux de la collectivité. Les douars sont alors groupés dans des Agam. Pour Ifrane, le projet a développé une stratégie particulière de participation communautaire dans la gestion des forêts. «Il assiste les communautés pour développer des structures institutionnelles communautaires et élabore des contrats avec ces structures pour une série de fonctions de gestion forestière telles la production de plants en pépinière et les opérations de plantation sur le terrain», indique-t-on. «Pour arriver à instaurer une gestion participative et concertée du domaine forestier, il est nécessaire de passer d’abord par l’amélioration des relations et l’instauration d’un climat de confiance entre les parties directement concernées, à savoir l’administration, la collectivité locale et les associations et coopératives d’usagers du domaine forestier», souligne-t-on. Enfin, la synergie entre l’ensemble des intervenants peut s’exprimer dans un consensus, au sein d’une charte. Celle-ci aurait pour objet d’aboutir à des compromis ayant le triple objectif d’assurer la viabilité à long terme des systèmes d’exploitation, le maintien de la capacité de régénération du milieu et la préservation des écosystèmes forestiers.


Contraintes


Pour lever les contraintes de la gestion des forêts, il convient de regrouper les usagers selon leurs affinités, procéder à un recensement des populations vivant à l’intérieur et aux environs de la forêt (zone péri-forestière), assurer aux groupements locaux l’appui institutionnel, technique et matériel nécessaire en matière de conservation, d’exploitation et de valorisation des ressources forestières. Développer des mécanismes innovants d’autofinancement en vertu desquels les usagers, organisés en groupements d’exploitation des ressources naturelles, contribueront au financement d’un fonds géré par ces mêmes groupements. Ce fonds servira au financement de leurs activités dans le domaine forestier (exploitation du bois et des parcours).


De notre correspondant,
Youness SAAD ALAMI

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