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    Politique

    Mouwatana, un projet de citoyenneté

    Par L'Economiste | Edition N°:2488 Le 20/03/2007 | Partager

    . Une dizaine de revendications. Sensibiliser les femmes à la participation politiquePlus que quelques mois et le Maroc connaîtra un nouvel échiquier politique. Après une vaste campagne de mobilisation autour du quota accordé aux femmes dans la prochaine composition parlementaire (www.leconomiste.com), celles-ci, du moins une partie d’entre elles, décident de passer à la vitesse supérieure en menant campagne pour la participation aux prochaines élections. Et ce n’est pas les politiques qui cette fois agissent mais des associations de la société civile qui ont décidé de créer un comité. Celui-ci est composé de plusieurs intervenants: CIOFEM (Centre d’information et d’observation de la femme marocaine), l’Ecole de la citoyenneté et de l’égalité, l’espace pour l’avenir, la Fondation action solidaire et la Ligue démocratique des droits des femmes (LDDF). Une liste de revendications, une dizaine, doit être prochainement élaborée et soumise à l’ensemble de ses membres. «Les revendications vont être réalistes et réalisables», affirme Fouzia Assouli, présidente de la LDDF. Réalistes parce qu’elles reposent sur des constats. La pauvreté, l’analphabétisme et la précarité touchent davantage les femmes et les enfants. Réalisables parce que «c’est surtout une question de volonté politique». «Conscientes de la gravité des questions relatives à la situation précaire que vivent les femmes et les familles de façon générale, aucune avancée ne peut être envisageable sans lutte pour assurer la concrétisation des acquis juridiques, sociaux et économiques dont le but est de sauvegarder la dignité et la sécurité des femmes et de la famille», indique un document de la LDDF. Le projet, appelé Mouwatana (citoyenneté) est bien plus qu’une série de revendications. «Notre objectif est d’impliquer la femme dans la vie politique du pays», expliquent les initiateurs du projet. Cette implication passe indéniablement par la participation massive au vote du 7 septembre prochain. C’est du moins ce qui est officiellement avancé. Dans les faits, la principale raison serait de contrer les votes en faveur des islamistes. Les diverses composantes affirment en effet leur opposition aux idées obscurantistes véhiculées par certaines formations politiques. Le plus dangereux serait de pratiquer la politique de la chaise vide et «faire gagner du terrain à ces forces». Une importante campagne de sensibilisation devrait débuter ces prochaines semaines. Des caravanes seront organisés dans plusieurs villes marocaines ainsi que des réunions avec plusieurs partis politiques. Principal sujet débattu, le droit des femmes. Cela n’est guère dissociable de la vie politique car si le combat pour ces droits se situe en-dehors de l’Hémicycle, c’est en son sein que se décident les lois.


    Femmes et enfants, encore plus pauvres

    La pauvreté touche 19,1% des femmes. 52,2% des pauvres en milieu urbain sont des femmes. Ce taux atteint 50,6% en milieu rural. Dans les villes, le taux de pauvreté atteint 12,8% dans les familles dirigées par des femmes. Pour celles dont les membres sont plus de 7, ce taux avoisine les 26,5%. Ce qui représente au total trois quarts de la population urbaine pauvre. Le taux d’analphabétisme féminin atteint 60%, s’élève à 80% dans les quartiers marginalisés et atteint plus de 90% dans les campagnes enclavées (Tachakoucht,Tidili, KalaâMedgouna,Ouarzazate,Azgour,Tizguinà Marrakech,Imzouren, Nekour,à El Houceima , Toulaa Rissana, Jarjouga, Naiimein ,à Larache, Hjar Nhell,Dar Chaoui, Ahad Lgharbia ;à Tanger, Lakssiba, Aghbalou, Azillal, à Beni Mellal, à Bainou, Tirméreit, Iguelssin, Agoulmime). En milieu urbain, 38% des filles âgées de 10 ans sont analphabètes. Dans les campagnes, ce taux est de 80%.Amale DAOUD

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