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    Politique

    Mouvements dans la sécurité
    Punition publique pour Laânigri?

    Par L'Economiste | Edition N°:2362 Le 15/09/2006 | Partager

    . Les GUS, une police de proximité très critiquée. Le général a du pain sur la planche avec les Forces auxiliairesUne police plus active, proche du citoyen et à son service. C’était le challenge du général Hamidou Laânigri nommé à la Direction générale de la Sûreté nationale, juste après les attentats terroristes du 16 mai 2003. En trois ans, Laânigri a-t-il réussi à relifter l’image d’une police taxée pendant longtemps de corrompue, violente et agressive? A-t-il réussi à instaurer le nouveau concept de l’autorité?Difficile de répondre. Il est vrai que des opérations d’assainissement ont eu lieu et que la police d’aujourd’hui ne ressemble pas du tout à ce qu’elle était il y a dix ans. Dans l’affaire Erramach et celle de Fatiha Jebliya, de hauts gradés proches du clan Benhachem, l’ancien directeur général de la DGSN, sont tombés. Ces opérations surmédiatisées ont permis de montrer au «public» qu’un mouvement d’assainissement est enclenchée. Mais l’affaire Kharraz, alias Chérif Bin Louidane, trafiquant de drogue, qui a entraîné avec lui bon nombre de hauts responsables sécuritaires, décrédibilise tout le travail fait jusque-là. Surtout que certains responsables cités par Kharraz étaient des subordonnés de Laânigri. C’est d’ailleurs l’une des raisons de son remplacement à la DGSN. Sous l’ère Laânigri, une police de proximité a vu le jour. Mais les Groupes urbains de sécurité (GUS), bien accueillis au départ, ont vite déçu. Pourtant au lancement des GUS en 2004, Laânigri avait promis une rupture avec le passé: une police citoyenne et plus de sécurité. Depuis, la petite délinquance semble avoir chuté, mais les interventions musclées des GUS ont fini par ternir leur image. Ils sont accusés de violence et de corruption par nombre de citoyens. Lors du défilé militaire du 14 mai de 2006, ce corps a été conspué par l’assistance. . «Les hommes du Souverain»Hamidou Laânigri, natif de Meknès, a été nommé inspecteur général des Forces auxiliaires dans les zones nord et sud du pays, un corps armé relevant du ministère de l’Intérieur. Il a du pain sur la planche. Et ce, même si les avis divergent. Des observateurs parlent d’une mise à l’écart des centres de pouvoir, «de punition publique». Un mouvement qui viserait plusieurs généraux: «le sang neuf étant de plus en plus privilégié». Les «hommes du Souverain», dit-on, oublient que Laânigri, il n y a pas si longtemps, faisait partie des «hommes du Souverain». D’autres voient dans cette nomination l’amorce du changement dans le fonctionnement des Forces auxiliaires dans le sud et le nord du pays. Ces deux zones étant sensibles et connues pour être les plaques tournantes de l’immigration clandestine, la contrebande et le trafic de drogue, trois dossiers sur lesquels le Maroc s’est engagé. A cela s’ajoutent les révélations des membres de la cellule terroriste, Ansar El Mahdi, qui comptaient se procurer des armes auprès des trafiquants de drogue. Et donc un renforcement de la sécurité dans le nord et le sud du Royaume s’impose. Ces zones sont désormais stratégiques: l’Etat joue son avenir sur les risques de conjonctions entre les trafics d’hommes, d’armes, de drogue et les extrémistes. Après une carrière à «l’international» aux Emirates arabes unis où il a mis en place un service de sécurité et de renseignements, Laânigri est rentré au Maroc en 1989. Il a intégré la Direction générale des études et de la documentation (DGED) où il a travaillé en étroite collaboration avec le général Abdelhak Kadiri, mis à la retraite pour des raisons de santé. En 1999, Laânigri est nommé directeur général de la DST. Il restructure et réorganise cette direction. Le démantèlement de la cellule dormante d’Al Qaïda au Maroc, une opération menée en collaboration avec ses homologues américains, français et espagnol, le met au-devant de la scène médiatique. Par la suite, il entame la chasse «aux islamistes», chasse qui se poursuivra après les attentats du 16 mai 2003, y compris dans ses propres rangs: il est évident que les agents de sécurité sont les plus surveillés en la matière. Ansar El Mahdi compte aussi parmi ses membres un officier de police.


    Un mordu des nouvelles technologies

    «C’est un bon gestionnaire, un bon communicateur et un mordu des nouvelles technologies»… C’est en ces termes que parlent de lui certains de ses collaborateurs. Depuis sa nomination à la DGSN, Hamidou Laânigri a tenté de faire de la communication un des piliers de sa stratégie de «rapprochement» des citoyens. Pour cela, il a eu recours aux conseils d’une entreprise de communication, Boomerang. Il a également lancé la revue «Police Magazine», qui devait familiariser la police avec la communication et le public avec le travail des policiers. Le général s’est également attelé à l’informatisation de cette direction et à sa réorganisation. Des ingénieurs informatiques ont été recrutés et le système d’information fiabilisé. Il est également derrière la carte d’identité électronique à puce. Les premières seront, en principe, délivrées vers la fin de l’année. La couverture de tout le pays en termes de nouvelles cartes nécessite 1,5 milliard de dirhams. Mais l’on compte procéder par étapes. Sur le plan technique, cette carte électronique comportera des micro-puces intégrant un moteur de cryptage et une mémoire capable de stocker suffisamment d’informations sur les citoyens. La fourniture du système complet de production et de personnalisation de ces cartes d’identité nationale a été confiée au groupe français Thales.K. M.

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