×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Société

Moussem Moulay Abdellah AmgharUn voyage dans le terroir marocain

Par L'Economiste | Edition N°:2585 Le 07/08/2007 | Partager

. Fantasia, lâchers de faucon, danses folkloriques au programme jusqu’au 10 août. Plus de 1.500 cavaliers ont répondu présentsDEPUIS la nuit des temps, toutes les tribus du Royaume se retrouvent, chaque année, au moussem dédié à Moulay Abdellah Amghar. C’est l’occasion de faire pèlerinage au sanctuaire édifié à 8 km d’El Jadida. Le coup d’envoi a été donné vendredi dernier. Et comme le veut la tradition, Brahim Frej, chambellan du Roi, a remis un don royal aux chorfa amghariynes, descendants de Abdellah Amghar. D’autres dons ont été offerts à des familles démunies, des orphelins de la région et aux malades souffrant de troubles néphrétiques. Des chaises roulantes ont été distribuées ainsi que des lunettes de vue pour des écoliers de la région. La rencontre est désormais de renommée mondiale grâce à ses centaines de cavaliers et ses fauconniers. La manifestation, d’abord religieuse, est une grande concentration de pèlerins qui viennent perpétuer une coutume instituée depuis des siècles. Le moussem se fête pendant 7 jours et 7 nuits et accueille plus de 300.000 visiteurs avec plus de 20.000 tentes dressées le long du littoral. En clair, c’est une véritable cité de toile qui se monte avec ses scènes, ses commerces, ses foires et ses expositions. Devant cette grande migration de consommateurs, les annonceurs se pressent pour sponsoriser les espaces d’animation. Le moussem de Moulay Abdellah Amghar, qui se tient du 3 au 10 août, est une occasion pour les éleveurs de chevaux de la fantasia et des tribus de différentes régions, de parader en arborant leurs différentes armoiries. Les éleveurs de chevaux de courses exposent également fièrement des spécimens barbes et arabes. Les visiteurs nationaux et étrangers apprécient particulièrement les chevauchées endiablées des cavaliers sur leurs montures dans le «mehrek» ou l’arène, car ils offrent des spectacles à couper le souffle et rivalisent d’imagination pour épater le public. Pendant la charge des chevaux, les spectateurs attendent la salve du baroud d’honneur avec une fascination mêlée d’appréhension. La meilleure troupe est celle qui réussit cette salve en un seul tir. De grands applaudissements accompagnent la salve qui s’entend comme une seule déflagration. C’est d’ailleurs sur cette base que des prix seront distribués le jour de la clôture. Il est aussi devenu traditionnel de voir parader des cavalières et des enfants. Les tribus entendent ainsi perpétuer l’héritage de la fantasia. Chaque troupe est vêtue d’une tenue traditionnelle riche en apparat représentant les différentes tribus du Royaume. Les soirées sont aussi très animées jusqu’au petit matin. De la musique populaire résonne toute la nuit. De son côté, le mehrek se vide pour céder la place aux «halkas». Des attroupements se forment autour des spectacles des charmeurs de serpents, des dresseurs d’animaux, des conteurs ou des diseuses de bonne aventure. Les halkas qui sont prisés du grand public, sont devenus un patrimoine à pérenniser. Par ailleurs, outre les fantasias et lâchers de faucons, des soirées musicales sont programmées quotidiennement. Elles sont animées par des troupes folkloriques, des chanteurs modernes et des humoristes. Au menu, l’orchestre Abdelmoumen, Hajib, Abdelaziz Settati, Abidat Rma, Chaba Zina, Ouled Ben Akida, Mesnaoua et les humoristes Fahid Abdelkhalek, Abdou Almasri ainsi que le duo Seffaj et Mhiouel.


Un peu d'histoire

LE site de Moulay Abdellah Amghar, selon des références arabes et islamiques était appelé «Titnfitr» abrégé en «Tit». Titnfitr est un vocable berbère composé de tit signifiant «œil», de «n» pour l’adjonction et de fitr pour «nourriture». Puis le nom s’est arabisé pour devenir Ain Fitr. Cette appellation fait référence à une source découverte par le cheikh Ismaël Ibn Saïd, surnommé Ibn Amghar. Ce dernier s’est alors installé dans la région et a laissé derrière une importante descendance. Sa maison est toujours visitée par les pèlerins.De notre correspondant, Mohamed Ramdani

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]conomiste.com
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc