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Economie

Mortalité infantile: Des progrès mais...

Par L'Economiste | Edition N°:2962 Le 12/02/2009 | Partager

. Réduction de 62% par rapport à 1990. Trop de mamans meurent encoreL’accouchement continue à faire des ravages dans les pays en voie de développement. Il constitue un danger potentiel pour la vie de la maman ainsi que celle de son bébé. Cette situation alarmante a été confirmée par les dernières statistiques du rapport de l’Unicef, année 2009. La présentation de ce bilan a eu lieu, lundi dernier, en présence de Yasmina Baddou, ministre de la Santé. «En résumé, ce rapport montre que beaucoup d’efforts pour sauver les vies des millions d’enfants et de leurs mères restent encore à faire», souligne d’emblée Aloys Kamuragiye, représentant de l’Unicef. «Environ 1.500 femmes meurent chaque jour de complications liées à la grossesse et à l’accouchement», explique-t-il. Le même constat est valable pour les nouveau-nés, car leur vie est intiment liée à la survie des mamans. Selon le responsable de l’Unicef, chaque année, environ 4 millions de nouveau-nés meurent au cours des quatre premières semaines de vie, suite à des maladies ou autres causes largement évitables. Ces décès représentent 40% de l’ensemble de la mortalité à moins de cinq ans. Mais le plus inquiétant dans ce rapport est le creusement du fossé dans ce domaine entre les pays riches et ceux en voie de développement. «Dans ces derniers, le risque du décès des femmes suite aux complications liées à la grossesse et l’accouchement est 300 fois plus élevé par rapport aux pays industrialisés», rappelle la ministre de la Santé. Sur ce point, le rapport souligne que les deux tiers de tous les décès maternels surviennent dans 10 pays seulement. L’Inde et le Nigeria regroupent à eux seuls un tiers de ces décès. «Il en est de même chez les nouveau-nés avec un risque de décès durant le premier mois de la vie 14 fois plus élevé dans les pays en développement», ajoute Baddou. Profitant de l’occasion, cette dernière a passé en revue les actions menées par son département dans ce domaine et qui commencent à donner leurs fruits surtout pour les enfants. En effet, selon les statistiques du rapport de l’Organisation des Nations unies, le Maroc a enregistré une régression de 62% depuis 1990 au niveau des taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans. Ce taux a baissé à 34‰ en 2007 contre 89 en 1990 alors qu’il était de 184 en 1970. Le Maroc est classé 81e, devancé par l’Egypte et l’Algérie classées respectivement 77 et 75 avec un taux de 36 pour la première et 37 pour la deuxième. Pour les pays où la situation est très critique on trouve la Sierra Leone qui occupe la première position avec un taux de 262, suivie de l’Afghanistan. Pour la ministre, ces réalisations s’inscrivent dans le cadre d’une stratégie qui vise la réduction des décès maternels et infantiles à 50 pour 100.000 naissances vivantes et 15 pour 1.000 naissances d’ici 2012. Mais le grand travail reste à faire en matière de mortalité maternelle. Aujourd’hui encore, 227 femmes sur 100.000 naissances vivantes meurent pendant la grossesse, l’accouchement ou le post-partum (période qui va jusqu’au 42e jour après la naissance). Face à cette situation, plusieurs actions ont été lancées depuis 2012 par le ministère pour rapprocher et faciliter l’accès aux soins aux futures mamans. Sur ce point, il faut souligner l’expérience de la création de Dar Al Oumouma dans la province d’Al Haouz qui a permis d’améliorer d’une manière notable la situation de santé des femmes enceintes qui y viennent accoucher ainsi que celle de leurs nouveau-nés. Nour Eddine EL AISSI

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