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    Economie

    Mondialisation: Un nouveau rôle pour le monde des affaires

    Par L'Economiste | Edition N°:1786 Le 09/06/2004 | Partager

    . C’est aujourd’hui que s’achève le 35e congrès de la CCI. Les entreprises appelées à assumer un rôle plus social et politiqueC’est un satisfecit général des responsables de la CCI quant à leur 35e congrès qui prend fin aujourd’hui. «Il a atteint son objectif premier, celui de faire participer le plus grand nombre de patrons et ressusciter le débat sur la mondialisation, mais aussi faire connaître le Maroc», estime Jean-René Fourtou, président de la chambre. Derrière cela, ce sont des messages adressés aussi bien au G8 qu’aux responsables de l’OMC. A Marrakech, les patrons ont célébré à leur manière le 10e anniversaire des accords du GATT. «Le monde des affaires est perplexe aujourd’hui face aux bouleversements économiques, auxquels s’ajoutent des conflits politiques. Il s’interroge sur la direction à prendre», analyse un expert. En réalité, les échanges commerciaux et surtout d’investissements ont laissé de côté les pays les plus pauvres, à commencer par l’Afrique. En s’élargissant, l’Europe, elle-même partenaire des pays du Sud depuis des années, les a marginalisés. Et ce n’est pas pour rien que les accords de négociation du cycle de Doha piétinent aujourd’hui. En voulant leur donner un nouveau souffle, les entreprises devront aussi assumer un rôle plus social et politique. D’abord, ne plus être frileuses au niveau de l’investissement et revoir leur grille de risque. Claude Bébéar, président du Conseil de surveillance d’Axa, suggère, lui, une sorte de partenariat entre gouvernements et entreprises, de telle manière que celles-ci puissent s’implanter dans des pays en développement. «Les entreprises s’engageraient à recruter un certain nombre de salariés et les former». Une manière de contrer les méfaits de la mondialisation et de l’ouverture des marchés et les conséquences sur les pertes d’emplois. L’entreprise n’est pas «tout à fait blanche», mais n’est pas non plus responsable des conséquences que peut avoir une ouverture sur des économies faibles. Le Maroc qui a accueilli cette manifestation n’a pas raté l’occasion pour présenter ses atouts, et rassurer les investisseurs au niveau sécurité et stabilité. Il faudra une vision claire, soutenue et surtout plus offensive. «C’est à nous d’aller chercher les marchés, avec une argumentation convaincante dans nos bagages. A ce niveau, l’on ne peut compter que sur soi-même. Prenez l’exemple de la Coupe du monde 2010, nous avions un dossier solide parce que nous avions travaillé tous les détails», fait remarquer un patron d’entreprise marocain. Pour Abdessalam Ahizoune, le Maroc doit mettre en place des packagings, en y incluant le foncier et même la construction de locaux industriels, une main-d’oeuvre formée selon les dernières exigences et surtout une juridiction claire et transparente, pour pouvoir profiter des délocalisations européennes par exemple. En attendant la coopération et les partenariats Nord-Sud, la coopération Sud-Sud n’a jamais marché et encore moins celle dans le monde arabe dont les opérateurs vont investir en Occident.


    Gros coup de pub

    Durant les 4 jours de congrès, et à toutes les occasions, Jean-René Fourtou, président de la Chambre de commerce internationale, a appelé les multinationales à s’intéresser de près au marché marocain. «C’est un pays qui bouge et qui présente un excellent potentiel d’investissement». La tenue elle-même d’un tel congrès à Marrakech a été un gros coup de pub, d’abord auprès des médias internationaux, et notamment américains mais aussi des patrons, comme celui d’une holding US qui avoue ne pas connaître le pays.Badra BERRISSOULE

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