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    Mondialisation: Les leçons de la ménagère

    Par L'Economiste | Edition N°:2563 Le 05/07/2007 | Partager

    . Chaque matin, elle ouvre ses volets à l’extérieur pour aérer la maison. S’internationaliser ne doit pas être une question de feelingY a-t-il un point commun entre une ménagère et un dirigeant d’entreprise? La réponse est oui: chacun d’eux gère des ressources dans un temps et un espace donnés. Mais si la ménagère est souvent perçue pour être en totale déconnexion des réalités du monde du business, dans bien des cas elle est en avance sur le temps économique. Elle adopte les bons réflexes sans avoir fait des études supérieures. C’est le cas pour une question aussi sensible que la mondialisation. La ménagère a depuis longtemps compris qu’il faut s’ouvrir sur le monde extérieur. Chaque matin, elle ouvre ses volets pour aérer la demeure. Ce n’est pas le cas pour les entreprises. Plusieurs d’entre elles crient encore au péril étranger et demandent protection et fermeture des frontières. Or, «s’ouvrir à l’international ne doit plus être une question, mais plutôt un réflexe», martèle Philippe Herzog(1) invité par l’Université ONA à animer une conférence sur «les stratégies d’internationalisation: enjeux et approches méthodologiques». Selon lui, les vraies questions doivent être comment l’entreprise peut s’internationaliser, quand et où.Herzog, qui était là pour apporter des réponses et une expertise aux cadres de la multinationale marocaine, a fait le show de ses solutions prêtes à l’emploi. Tout un arsenal d’outils d’aide à la décision. Le code source en est la «critérisation»: l’établissement d’une liste de critères pour cerner son périmètre de sélection. C’est valable aussi bien pour le choix de la localisation que pour le choix de la stratégie d’implantation, la méthode de pénétration du marché extérieur ou le choix du partenaire local. «Cela ne doit pas être laissé au feeling», avertit l’expert international. Une deuxième étape consiste à prioriser les critères: attribuer à chacun un coefficient qui reflète l’importance qu’on lui accorde au sein de l’ensemble. Par exemple, viser un pays au pouvoir d’achat important. C’est un premier critère qui permet de dresser une première liste de pays: France, Espagne, Arabie saoudite et Canada. L’entreprise introduit trois nouveaux critères pour affiner sa sélection: la langue, la religion et la proximité géographique. L’Arabie est bien placée parce que les Saoudiens parlent arabe et pratique l’islam. L’Espagne et la France sont les deux pays les plus proches. Maintenant, l’entreprise accorde un coefficient plus important à la géographie qu’à la religion ou la langue. Automatiquement, l’Arabie se voit déclasser en faveur des pays européens. Enfin, la France est retenue parce qu’elle est plus proche linguistiquement. Donc, critérisation et priorisation sont les deux maître-mots pour toute démarche d’internationalisation.


    Pas de vent favorable?

    «IL n’y pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il veut aller». Le dicton est toujours d’actualité. Les entreprises qui cherchent à s’internationaliser sont confrontées à la problématique que rencontraient autrefois les navires chargés d’épices de Chine ou de laine anglaise. La première des choses est de définir son objectif: qu’est-ce que l’internationalisation va apporter à la société? Développer les ventes et améliorer le chiffre d’affaires, renforcer la compétitivité en augmentant les volumes traités et en ayant accès à des ressources plus optimales, diversifier ses actifs, gérer mieux les risques monétaires, fiscaux ou de tensions sociales, etc. Dans tous les cas, l’internationalisation doit être un choix stratégique de long terme.Nabil TAOUFIK------------------------------------------------------------------------(1) Il est consultant en développement d’entreprise qui intervient auprès d’une vingtaine de multinationales et de 300 PME dans plus de 50 pays. Il est aussi expert consultant en «International Trade» auprès des Nations Unies.

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