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Economie

Mondialisation : Les avantages sont volatils

Par L'Economiste | Edition N°:2255 Le 14/04/2006 | Partager

. Les mises en garde de l’américain Zartman. L’universitaire plaide pour une normalisation de la globalisation . Vers des rapports triangulaires USA-Europe-Chine«La mondialisation, aujourd’hui, est la recherche par un pays de positions favorables par rapport aux autres». La phrase est de William Zartman, professeur à l’Ecole des études internationales avancées (Université John Hopkins-Washington). L’académicien a animé mercredi dernier à Rabat une conférence sur les enjeux mondiaux à l’horizon 2025, sur invitation du Haut-commissariat au plan. Pour lui, «le principal enjeu pour chaque pays est de trouver un avantage comparatif vis-à-vis des autres». Pour l’heure, des pays comme l’Inde se sont positionnés dans le off-shoring, riches en cela par une population instruite et «douée» en télécoms. Le Maroc sort du lot dans des domaines comme le out-sourcing. Le complexe portuaire Tanger-Med est également le produit de la volonté du Maroc de se positionner par rapport aux pays de la Méditerranée. «Mais ces avantages ne sont pas immuables. Ils évoluent selon les besoins, d’où l’importance d’être constamment à l’écoute de l’environnement mondial», a expliqué celui qu’Ahmed Lahlimi, haut-commissaire au plan, a qualifié de «fin connaisseur de l’intelligence du monde». Cette mondialisation suppose néanmoins de nouvelles règles. Les facteurs de production y cèdent la place aux «rapports de production» liant le capital aux travailleurs, où que ceux-ci se trouvent. Ces liens sont organisés au sein d’institutions acéphales comme l’Organisation mondiale du commerce (OMC), pouvant exercer la contrainte à l’égard des pays membres. La mondialisation n’est pas propre à l’économie. Elle va du politique au culturel, en passant par le climat. «Mais sur ces points, nous sommes loin d’avoir des réponses tranchées», a affirmé Zartman. «Les accords de Kyoto ne représentent pas une réponse adéquate au réchauffement constaté de la Terre», déplore l’universitaire. Pour lui, et au même titre que l’économie, «il faut inventer un moyen institutionnalisé, quitte à utiliser la contrainte, pour faire respecter l’environnement». La culture n’échappe pas à cette règle. «Nous observons là encore une hégémonisation de la culture, à travers des courants de pensée, mais surtout des images. Cette hégémonie est réclamée notamment par les jeunes». Mais la résistance est de mise. «Cela s’appelle protectionnisme, unilatéralisme, isolationnisme, atavisme, selon les pays et les politiques», a affirmé le professeur. Pour Zartman, Al Qaïda n’est pas un mouvement religieux, mais un mouvement de résistance contre la propagation d’une culture au détriment d’une autre. Cette résistance va continuer, mais le rouleau compresseur de la globalisation est également en marche. «Il est désormais impossible de faire cavalier seul. Le mieux est de prendre le meilleur, s’adapter et contribuer à cette culture mondiale», dit-il. Egalement de mise, la mondialisation politique. Les Etats-Unis y ont la primauté. Mais rien n’exclut un rapport triangulaire à l’avenir avec l’entrée de l’Union européenne et la Chine comme acteurs majeurs de la scène politique internationale. Trois scenarii seront possibles alors: la coopération institutionnalisée, la création de rapports stables alliant de manière flexible deux de ces trois forces contre la troisième -selon les conjonctures et les intérêts du moment- ou une coalition figée de deux contre un.


Futurs conflits

Pour l’universitaire, les conflits futurs auront lieu autour des ressources naturelles. L’utilisation du pétrole est à son paroxysme. Les plus optimistes affirment que la demande serait supérieure à l’offre dans un horizon de 38 ans. Les prix vont donc continuer à grimper. La convoitise peut se traduire par des conflits. Autre ressource convoitée, l’eau. «Nous consommons plus d’eau que nous en disposons. Et 15 des 25 pays menacés de pénurie sont dans la région du Moyen- Orient et d’Afrique du Nord», précise Zartman. Le Maroc fait partie de ces pays. Mais c’est au Proche-Orient où le danger est le plus persistant. «Et nous avons des Etats voisins dans la région qui sont loin de se porter en bonne estime». La rivalité entre pays voisins va au-delà de la problématique de l’eau pour embrasser celle du territoire. Le désaccord entre le Maroc et l’Algérie n’est qu’un exemple parmi tant d’autres (Inde-Pakistan, Grèce-Turquie…). Ces situations complexes traduisent une recherche de soutien impliquant les grandes puissances. Tarik QATTAB

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