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    Economie

    Mondial 2006: Le jackpot du GSM en renfort au dossier marocain

    Par L'Economiste | Edition N°:598 Le 20/09/1999 | Partager

    · Une partie des fonds de la deuxième licence appuiera la candidature marocaine
    · Près de 250 millions de DH devront être dépensés dans l'immédiat


    SA Majesté le Roi Mohammed VI vient de donner un sérieux coup de pouce à la candidature du Maroc à l'organisation du Mondial 2006.
    En recevant mercredi dernier MM. Fathallah Oualalou et Ahmed Moussaoui, respectivement ministre de l'Economie et des Finances et de la Jeunesse et des Sports, le Souverain a annoncé l'allocation d'une partie de l'excédent de l'enveloppe financière, générée par la vente de la deuxième licence GSM, à la construction des infrastructures sportives et touristiques du Royaume. Cette Décision Royale vient ainsi renforcer la candidature du Maroc dans deux chantiers qui étaient jusque-là le talon d'Achille du dossier marocain.
    En dehors de ces deux volets, le reste des aspects de la candidature est en phase naturelle de mise à niveau, estime le comité d'organisation(1). Pour les télécoms par exemple, l'arrivée du deuxième opérateur GSM et l'extension prévue du réseau d'Itissalat Al-Maghrib, résoudront le problème. Concernant l'infrastructure, l'extension du réseau autoroutier ainsi que l'ouverture de plusieurs ports et aéroports assureront la liaison entre les 12 villes prévues pour accueillir les matchs. "Pour tous ces chantiers, rien ne sera fait de ce qui n'est déjà planifié dans le Plan quinquennal 1999-2003", avait indiqué M. Driss Benhima, haut commissaire chargé du Suivi de la Candidature du Maroc à l'organisation de la Coupe du Monde 2006 lors d'un point de presse tenu en août dernier.
    En revanche, les limites des infrastructures touristique et sportive imposent une rupture de tendance. A l'issue d'une réunion du comité d'organisation avec les experts du Ministère du Tourisme, il est ressorti que le Maroc devra préparer, d'ici 2005, plus de 45.000 lits supplémentaires, c'est-à-dire plus de la moitié de la capacité déjà existante et utilisable.
    Le gap est plus important en ce qui concerne l'infrastructure sportive. Sur les 10 villes retenues pour la Coupe du Monde, aucune, pas même Casablanca ne dispose d'un stade convenant à un tel événement. Certes, des travaux de rénovation sont déjà entamés pour le Complexe Mohammed V de Casablanca et celui de Fès. Celui de Rabat le sera aussi cette année. Ainsi, une enveloppe de 90 millions de DH sera consacrée à ces opérations. Près de 110 autres millions seront consacrés immédiatement au lancement d'appels d'offres pour la réalisation de trois autres stades à Casablanca, Tanger et dans une autre ville non encore désignée. Ajoutée à une enveloppe de 50 millions de DH, à mettre en jeu tout de suite, consacrée à l'aspect promotionnel et publicitaire de la campagne de candidature, le total des dépenses immédiates est de l'ordre de 250 millions de DH, à prélever sur le Budget de l'Etat.
    En fait, cette somme fait partie d'une plus grande enveloppe, évaluée à 2,6 milliards de DH. Cette dernière est prévue par la programmation budgétaire générale retenue par le Plan quinquennal, et qu'il faudra porter à 5,6 milliards de DH si le Maroc est désigné pour organiser la Coupe du Monde.
    Mais le jeu en vaut la chandelle. En effet, l'organisation de la Coupe du Monde au Maroc doit être perçue comme un marche-pied pour le développement économique. Les estimations fournies à la FIFA par M. Benhima font état d'un total de recettes prévisionnel de 3,7 milliards de DH. L'excédent prévisionnel d'exploitation avoisinera, quant à lui, les 337 millions de DH. Ceci sans compter l'effet «Coupe du Monde» sur le tissu touristique et commercial du pays et les infrastructures laissées en legs par le passage de ce méga-événement.

    Ghassan KHABER

    (1) CF L'Economiste du 17 juin 1999.


    Le GSM dans le foot


    Dans l'immédiat, ce ne sont que les 50 millions de DH pour la promotion, que le Comité a besoin de prendre sur les «milliards du GSM» (Cf détails supra). C'est une dépense qui ne répond pas aux critères d'investissements rentables (tels que posés pour l'excédent des recettes de la deuxième licence) que si on le voit sous l'angle de la prise de pari sur la candidature et sur les effets mobilisateurs que celle-ci peut avoir sur la politique d'infrastructures touristiques,... y compris pour le tourisme sportif. Ces 50 millions sont en effet une dépense fongible, donc a priori non éligible. Seuls seront rentables les investissements touristiques que la Coupe du Monde arrivera à débloquer.
    Mais cette première Décision Royale sur les «milliards du GSM» donne un étalon de ce qui peut être envisagé. Le coup de pouce n'est pas donné directement sur eux, mais sur un ressort qui, par la mobilisation, devra arriver à transformer la politique touristique. C'est alors sur elle que d'autres investissements purement privés peuvent venir se greffer avec de meilleures chances de réussite qu'actuellement.

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