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    Monde arabe: Pas de renaissance sans les femmes

    Par L'Economiste | Edition N°:2417 Le 07/12/2006 | Partager

    . Un rapport du PNUD recommande des mesures de discrimination positive. Les Marocains sont pour un rapport homme/femme plus égalitaire«La promotion des femmes constitue une condition sine qua non de la renaissance arabe», estime le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) dans son rapport annuel sur le monde arabe. Le rapport, rédigé par une équipe d’experts arabes, appelle les pays concernés à prendre des mesures de «discrimination positive» en faveur des femmes et à leur ouvrir davantage les portes de la santé, de l’éducation et de l’économie. Dans ce dernier domaine, la place des femmes est plus faible dans le monde arabe que dans tout autre partie du Globe. En ce qui concerne l’éducation, moins de 80% des filles vont à l’école secondaire dans tous les pays arabes, sauf quatre (Bahreïn, Jordanie, Territoires palestiniens, Qatar). L’illettrisme touche la moitié des femmes contre seulement un tiers des hommes. Côté santé, la mortalité des mères à la suite d’une grossesse ou d’un accouchement atteint des niveaux «inacceptables», avec 270 morts pour 100.000 accouchements dans l’ensemble de la région. Le chiffre varie entre sept pour 100.000 au Qatar et plus d’un millier de morts dans des pays pauvres comme la Somalie ou la Mauritanie. Par ailleurs, un sondage mené pour le Pnud dans quatre pays (Egypte, Jordanie, Liban, Maroc), l’immense majorité des Arabes, hommes et femmes confondus, aspirent à davantage d’égalité entre les sexes. Mais dans beaucoup de pays, la mise à l’écart des femmes est inscrite dans la législation, alors que la constitution de ces mêmes Etats leur accorde en principe les mêmes droits qu’aux hommes. Selon ses auteurs, la religion musulmane n’est pas directement responsable de la situation. Les conflits, les occupations étrangères, le terrorisme et la domination des sociétés par «des forces politiques conservatrices et inflexibles» qui protègent «les cultures et valeurs masculines» sont les principaux obstacles à la libération des femmes, estiment-ils. Mais ces mêmes auteurs plaident pour une révision de la «jurisprudence islamique». Dans la sphère politique, la plupart des Etats concernés -- à l’exception de la région du Golfe -- ont accordé le droit de vote aux femmes dès les années 1950 et 1960 et des femmes ministres ont fait leur apparition récemment. Mais avec seulement 10% de députées, les pays arabes conservent la plus faible proportion mondiale de femmes parlementaires.Synthèse L’Economiste

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