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    Economie

    Mohammédia va assainir ses eaux usées

    Par L'Economiste | Edition N°:166 Le 09/02/1995 | Partager

    Avec une dérogation par rapport au projet initial, dans le but d'une réduction des coûts, les travaux pour l'assainissement des eaux usées de la ville de Mohammédia seront lancés cette année. Les entreprises soumissionnaires devront remettre leurs offres avant le 15 mars. Le coût du projet est estimé à 60 millions de DH.

    Les appels d'offres portant sur les travaux d'assainissement de la ville de Mohammédia ont été lancés le 4 janvier dernier. La date limite de la remise des offres est fixée au 15 mars.

    La dépollution de la ville a été retenue comme projet prioritaire. En effet, trois des quatre émissaires sont évacués dans l'Oued El Maleh qui passe par le centre de la ville. De surcroît, ces rejets contiennent des eaux usées et industrielles.

    Le projet initialement tracé dans le cadre du schéma-directeur antipollution par le bureau d'études Dar Al Handasah a été modifié à cause de l'urgence de dépolluer tout au moins le fleuve.

    Un projet intermédiaire

    Le projet initialement conçu aurait nécessité une enveloppe de 800 millions de DH. Il comporte une station d'épuration interceptant les quatre émissaires de la ville, et les rejetant après traitement à 3.000 mètres au large des côtes grâce à un émissaire sous-marin.

    Mais, compte tenu de la rareté des financements, le projet actuel se contente d'intercepter les trois émissaires se déversant dans l'Oued El Maleh et le quatrième directement en mer, et de construire une station de relevage.

    Les eaux usées seront alors rejetées au niveau du port de Mohammédia. "Il est certain que les eaux ne seront pas aux normes de l'OMS ( Organisation Mondiale de la Santé). Il est rassurant néanmoins que ce n'est pas lieu de baignade", précise-t-on auprès de la RAD. La modification du projet a été décidée suite aux recommandations des experts de la Banque Mondiale; et en concertation avec les autorités locales de Mohammédia. Le projet actuel coûtera environ 60 millions de DH et sera financé par des prêts Banque Mondiale.

    Les travaux débuteront courant cette année et dureront 12 mois. Des cadres de la RAD précisent, par ailleurs, que le projet actuel n'occulte pas celui défini par Dar Al Handasah qui serait repris ultérieurement .

    La dépollution de la ville de Mohammédia fait partie du schéma-directeur antipollution du Grand Casablanca, élaboré en 1986. En effet, le schéma-directeur d'assainissement défini en 1981 a été réactualisé, suite à l'élaboration du plan d'aménagement du Grand Casablanca.

    Ainsi, le Grand Casablanca a été départagé en trois secteurs: le secteur Ouest qui s'étale du boulevard Zerktouni à Dar Bouazza, le secteur Est du port de pêche de Casablanca à Sidi Bernoussi, enfin le troisième secteur correspond à la ville de Mohammédia

    Pour le secteur Ouest, les travaux d'assainissement de la baie de Casablanca devront être bientôt réceptionnés. La station de prétraitement intercepte les émissaires existants, "Ouest", "Taravo", et “Jorf". La station de prétraitement et de désodorisation des effluents dispose d'une capacité de 10,5 m3/s.

    Les eaux prétraitées sont évacuées à 3.600 mètres au large, grâce à un émissaire de 2,1 mètres de diamètre. L'assainissement de la baie de Casablanca garantit une eau de baignade aux normes internationales.

    La deuxième phase du projet de la baie.

    L'aménagement de la baie de Casablanca a porté également, sur la construction d'un mur trapézoïdal de 6 mètres de hauteur reliant la Mosquée Hassan II à la presqu'île d'El Hank. Cet ouvrage, admettant les contraintes de la houle, a permis de gagner 14 hectares sur la mer appelés à être urbanisés.

    Le projet ainsi réalisé de l'assainissement de la baie de Casablanca est une première phase du projet global. La deuxième étape consistera à transporter les eaux traitées vers une station d'épuration définitive qui serait située à Sidi Abderrahmane. Ces eaux traitées seraient récupérées pour les besoins de l'agriculture.

    Enfin, pour le secteur Est, le schéma-directeur antipollution prévoit la construction d'une station d'épuration à Sidi Bernoussi. Cette station d'épuration serait étendue sur une superficie de 180 hectares et comprendrait toutes les phases de traitement des eaux usées. Les eaux traitées seraient alors évacuées à trois kilomètres des côtes. Toutefois, les sources de financement du projet ne sont pas encore définies et aucune date n'est pour le moment arrêtée.

    Dans les autres programmes, la RAD a lancé, le 4 janvier, un appel d'offres international pour la réalisation de travaux d'assainissement des zones non raccordées aux secteurs d'égouts. Il s'agit d'un kilomètre de canalisations à Sidi El Khader, de 2 Km à Aïn Harouda, de 11 à Sidi Bernoussi, de 6 à Mohammédia et enfin de 6 autres à Aïn Diab. Ces canalisations sont de diamètres variables, 40 cm, 1,6m ou 2,2m. En plus de la canalisation, il est prévu dans l'appel d'offres une galerie de 2,2 mètres de diamètre.

    L.T.

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