×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Mohammédia: Les pharmaciens veulent «se rendre plus utiles»

Par L'Economiste | Edition N°:1785 Le 08/06/2004 | Partager

. Ils se disent prêts à mener des ac-tions humanitaires en cas de sinistre. La profession veut se débarrasser de l’étiquette mercantiliste dont elle est taxée Le week-end dernier a été marqué à Mohammédia par une grande réunion des pharmaciens. Ceux-ci ont débattu, à l’initiative du Syndicat des pharmaciens de Mohammédia (SPM), à longueur d’une journée du thème “les pharmaciens face aux catastrophes naturelles”. Un constat saillant se dégage de cette rencontre et fait l’unanimité des intervenants: l’absence quasi-totale du pharmacien lors des sinistres. Même quand ils sont présents, les pharmaciens sont relégués au second plan. Les autres métiers (médecins, ONG, autorités…) leur volent la vedette. La chaise vide ne servira pas les intérêts de la profession. Selon Mohamed Laghdaf Ghaouti, président du conseil national de l’ordre des pharmaciens, “les pharmaciens doivent saisir toute occasion pour se faire connaître à l’instar des autres professions; mais malheureusement on rate beaucoup d’opportunités”. Il donne l’exemple des journées mondiales de lutte contre le Sida ou contre le tabagisme où le pharmacien a brillé par son absence. Ce n’est pas un hasard si le pharmacien est considéré comme le “professionnel de l’action humanitaire”. Avec ce noble titre, il est appelé à servir l’homme là où il se trouve et à venir en aide au sinistré quelles que soient les conditions géographiques ou climatiques. Car c’est lui seul qui dispose de la maîtrise du médicament. Et c’est un savoir-faire indispensable aux secours d’urgence et suivi du traitement médical et surtout contrôler les dons de médicaments. A en croire les statistiques de l’OMS, 50% des médicaments distribués à l’occasion des catastrophes naturelles sont périmés. Pire encore, leur destruction pose un problème écologique grave.. Réconforter les sinistrésLe professionnel du médicament demeure donc un passage obligé pour adapter les secours aux besoins. Il dispose de l’exclusivité dans ce domaine “d’autant plus que le secteur de la pharmacie (industrie pharmaceutique, grossistes et officines) dispose de structures bien étoffées (syndicats, conseils, ordres et fédération) qui permettent de relever le défi de la distribution avec succès”, souligne Nabil Chraïbi, directeur général de Sophadim. Le pharmacien dispose d’un autre atout d’égale importance: soutenir et réconforter psychologiquement les sinistrés. Mais ces avantages ne sont pas mis à profit. Généreux, le secteur de la pharmacie, toutes catégories confondues, débloque d’énormes aides. Celles-ci sont collectées et acheminées aux sinistrés via les autorités, les ONG ou autres. “Ce sont ces entités qui récoltent les fruits, pourquoi ne pas faire nous-mêmes ce travail?” s’interroge Ghaouti. Et le président du syndicat des pharmaciens de Mohammédia de dire “lors du tremblement du terre d’El Hoceïma, les médias ont salué les efforts de tous les intervenants, mais ils ont éclipsé le rôle et les sacrifices du pharmacien”. Pour lui, “il faut rendre à César ce qui est à César”. C’est le seul moyen de débarrasser la profession de l’étiquette mercantiliste dont elle est taxée.Ali JAFRY

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc