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Politique

Mohamed Laenser passe son Grand O’

Par L'Economiste | Edition N°:2414 Le 04/12/2006 | Partager

. «La Constitution est sacrée». «La monarchie reste le socle du Maroc» . «Une alliance avec le PJD n’est pas exclue»Après la prestation de Moulay Ismaïl Alaoui, c’est au tour du ministre de l’Agriculture du Maroc, Mohamed Laenser, de passer la redoutable épreuve du Grand O’. La rencontre à Casablanca s’inscrit dans un cycle de rendez-vous politiques organisé par l’Association marocaine des anciens de Sciences-Po Paris. C’est donc dans l’optique d’une dynamisation des débats politiques en période préélectoral que Laenser a accepté d’être interrogé en sa qualité de secrétaire général du Mouvement populaire (MP). Les deux bourreaux désignés pour l’épreuve furent Benchemsi, de «Tel Quel», et Younes Daskir, d’«Al Ahdath Al Maghribi». Ces derniers n’ont pas hésité à aborder, avec une adresse relative, les sujets sensibles. A noter le fair play du ministre qui, nonobstant des bousculades parfois inutiles, n’a pas lésiné à répondre.Après avoir rappelé que c’est dans le classement des priorités qu’il fallait chercher les différences dans les programmes des partis, il a souligné son attachement à appliquer les lois déjà présentes sur la promotion de la langue amazigh, entre autres. «Car la constitutionnalité n’est que le couronnement», a-t-il expliqué.En effet, titillé par les journalistes sur l’effectivité des attributions accordées par la constitution marocaine au gouvernement et au Premier ministre, le secrétaire général du MP a répondu qu’«il faut d’abord utiliser les attributions existantes avant de songer à les modifier». Présentant le Maroc comme une mosaïque, il a revendiqué que «la monarchie est le socle, le ciment du Royaume». Même son de cloche sur la polémique tournant autour de l’article 24 de la Constitution marocaine. Pour Laenser, il n’est pas question d’atteindre la personne du Roi et encore moins ses prérogatives. Le ton est donné.. Un pragmatisme à toutes épreuvesQu’à cela ne tienne, une autre porte est enfoncée au sujet de l’alliance éventuelle du MP avec le PJD, dans le cadre d’un gouvernement d’alliance. Cette fois-ci, Laenser n’a pas pratiqué la langue de bois. «On ne peut pas exclure une alliance avec le PJD, surtout en cette période de transition». Une affirmation franche qui a eu le mérite de lancer le débat sur cette période de transition politique qui a débuté au Maroc en 1999 et qui s’éternise depuis lors. Cette situation ne permet pas de dégager une majorité politique apparente, encore moins une opposition. Ce qui s’avère très handicapant lorsqu’il s’agit de gouverner de manière cohérente et continue. «A cause de la carte électorale éclatée, on se retrouve avec des gouvernements de coalition composée de plus de 10 partis. Tous sont obligés de cohabiter pour former une majorité» déplore-t-il non sans regrets.Laenser a toutefois spécifié que si une alliance avec le PJD devenait une probabilité, elle serait conditionnée par les changements d’options que la fondation de Saadeddine El Otmani serait prête à concéder. «Le Maroc doit rester un pays où il est possible de pratiquer sa foi sans l’imposer aux autres» La foi est une affaires privée» Il ne faut pas pour autant faire d’amalgame entre athéisme et laïcité».Une laïcité fortement problématique lorsqu’il s’agit de politique. Cependant, le problème lié à la constitution d’un parti politique areligieux ne semble pas encore être d’actualité. Comme le rappelle adroitement Laenser, «la Constitution est très claire: le Maroc est un pays religieux»Sur la question attendue d’une éventuelle alliance avec le Mouvement démocratique et social (MDS) de Mohamed Archane, le pragmatisme politique, là aussi, est de mise: «Il y a le procès fait à Archane, puis il y a le MDS; il ne faut pas confondre» mais en cas de fusion je donnerai une place à Mohamed». Avec la même conviction, Laenser, interrogé sur un membre de son parti actuellement inculpé pour des affaires de corruption, n’a pas hésité à déclarer qu’«il faut laisser la justice faire son travail, et si un membre de mon parti s’avère être corrompu, je serai le premier à le condamner».Najlae NAAOUMI-------------------------------------------------------------------------(1) A Casablanca

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