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Mohamed Berrada, quand la ténacité paie

Par L'Economiste | Edition N°:2239 Le 22/03/2006 | Partager

. Un battant, le fondateur de Sapress ne baisse jamais les bras. Pari: un journal pour chaque citoyen. Réseau de kiosques modernes, deux filiales et une 3e en projet «Quand on a créé Sapress, tout le monde nous disait qu’elle allait avorter dans les six mois qui suivaient. 29 ans après, nous sommes toujours là!» Une phrase qui en dit long sur le tempérament et la ténacité de Mohamed Abderrahmane Berrada, le PDG de l’entreprise de distribution Sapress. «Quand il a une idée en tête, il ne lâche pas prise tant qu’il ne l’a pas concrétisée», dit de lui un de ses anciens collaborateurs.Normal. Berrada est un Oujdi et, comme tout un chacun le sait, la rigueur et l’opiniâtreté sont parmi les grands traits de caractère qui caractérisent les gens de l’Oriental. D’ailleurs, Berrada ne rate aucune occasion pour rappeler ses origines et surtout déplorer le peu d’intérêt dont bénéficie sa ville natale de la part des pouvoirs publics. Pour convaincre, il cite l’exemple des kiosques de journaux: «Pendant des années, Oujda n’avait en tout et pour tout que 4 kiosques. Aucune autorité, aucun responsable n’a jamais pensé à en construire d’autres». Lacune qu’il s’empresse de combler en dotant la ville d’une dizaine de nouveaux kiosques. Même s’il piétine encore notamment à Casablanca, le projet d’un réseau de kiosques modernes est un sujet de fierté pour cet homme d’initiative. Ce pionnier de la distribution de la presse est fier d’avoir encore une fois été à l’origine d’un projet qui, normalement, comme il ne manque pas de le souligner, doit relever de l’initiative publique. «Ce projet permettra non seulement de promouvoir la diffusion et la vente de la presse sur des bases plus professionnelles, mais contribuera aussi à la création d’emplois et l’embellissement de l’espace urbain», lance-t-il le regard pétillant.Mais sa plus grande fierté est sans conteste la fondation de Sapress, une entreprise de distribution qui permettra à la presse nationale de s’affranchir du monopole de l’unique société de distribution existante à l’époque. La voix claire et posée, le président de Sapress est intarissable dès qu’il s’agit de raconter ses débuts dans la distribution. Des débuts qui, il faut s’en douter, n’étaient pas faciles. Ce qui conférait à l’initiative de Berrada une dimension de militantisme. «A cette époque, la distribution était en situation de monopole. La seule société de distribution existante était une entreprise publique, et les journaux des partis politiques y étaient souvent victimes de censure», rappelle Abdelmounaïm Dilami, président de la Fédération des éditeurs de journaux et PDG du groupe Eco-Médias (L’Economiste et Assabah). «La presse partisane était combattue. C’était considérée comme une initiative politique. Tout ce qui échappait à l’Etat était politique», ajoute-t-il. C’était donc dans ces conditions, avec des moyens plutôt limités et précaires que Berrada décide de fonder son entreprise. Tout commence lorsque ce jeune Oujdi, âgé alors de 36 ans, quitte la société de distribution de la presse dont il était alors directeur commercial. C’était en 1977, et Mohamed Berrada réussit à fédérer les responsables des journaux partisans au sein d’une coopérative de distribution. Tous les journaux des grands partis politiques, alors pour la plupart dans l’opposition, qui souhaitaient avoir, à travers cette société, l’indépendance de la distribution de leurs journaux, étaient de l’aventure. Très vite cette société embryonnaire a mis en place et structuré un réseau qui est aujourd’hui le plus grand du Maroc avec 7.200 points de vente desservis par 24 agences et par une logistique appropriée.Pour Mohamed Berrada, il s’agissait de réussir le pari de la proximité, avec pour mot d’ordre «un journal pour chaque citoyen». La vocation de la société était de promouvoir et d’appuyer le développement de la presse marocaine. Aujourd’hui Sapress a fait du chemin. Elle brasse un chiffre d’affaires de plus de 250 millions de dirhams, un personnel dépassant les 300 personnes et deux filiales spécialisées, l’une, Warak press, dans le secteur du papier, et l’autre, Promo press, dans la promotion. «Une troisième filiale dédiée au transport verra bientôt le jour», lance, non sans fierté, ce sportif de longue date. Basketteur aujourd’hui encore à ses moments libres, Berrada a été pendant un certain temps à la tête de la fédération de basket. Mohamed Berrada est lauréat de l’Institut des hautes études marocaines où il a obtenu un diplôme supérieur de langue arabe. Il exercera en tant qu’enseignant (deuxième cycle) avant de passer dans la distribution. Berrada a également travaillé en tant que rédacteur et éditeur. A son actif aussi, un livre sur «la presse écrite au Maroc, distribution et diffusion».


Berrada et Sapress en 4 dates

1941: Naissance à Oujda 1977: Fondation de Sapress2003: Grand prix de la presse2004: Prix du distributeur décerné par l’Union des distributeurs arabe. Khadija EL HASSANI

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