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    Modernisation de la Bourse: Les chantiers ouverts

    Par L'Economiste | Edition N°:456 Le 04/03/1999 | Partager

    Le puzzle de la modernisation de la Bourse de Casablanca est presque complet. Il ne reste plus que quelques pièces à placer. Il s'agit entre autres de la Chambre de Compensation et de la garantie de bonne fin.

    Il est incontestable que les principaux piliers de la modernisation de la Bourse de Casablanca ont été dressés en 1998. Cependant, deux pièces maîtresses en termes de sécurité de la place demeurent encore en suspens. Il s'agit de la Chambre de Compensation et de la garantie de bonne fin. Ces deux chaînons manquants devraient assurer à l'investisseur le dénouement de ses opérations sur le marché central, même en cas de défaillance de la contrepartie.
    Dans le système-cible, la Bourse des Valeurs de Casablanca assurera aux sociétés de bourse la garantie de bonne fin des opérations qu'elles auront initiées sur le marché central. Elle aura ainsi à déterminer le risque que chaque société de bourse fait courir au marché et à gérer les contributions de ses membres à ce système. Les provisions ainsi constituées prendront essentiellement deux formes:
    - une contribution initiale servant de matelas de sécurité et qui sera calculée en fonction du volume d'activité de chaque société de bourse;
    - des appels de marge dont le calcul se fera quotidiennement en fonction du risque des positions nettes négociées et non encore dénouées.
    En cas de défaillance de l'une des deux parties, la Bourse de Casablanca accorde un délai de grâce qui pourrait aller jusqu'à dix jours avant d'initier une procédure de rachat automatique (PRA).

    500 sociétés cotables


    Auprès de l'équipe opérationnelle de la bourse, il est affirmé que «sur le plan logistique le système-cible est prêt, il ne reste plus que quelques détails à régler». Pourtant aucune échéance n'est encore fixée. Ce qui est sûr, c'est que tant que le problème des suspens au niveau du Dépositaire Central n'est pas définitivement résolu, il est difficile de mettre en place ce système. Surtout que Maroclear est destinée à hériter de tout le back-office.
    Autre grande préoccupation des responsables de la Bourse de Casablanca en 1999: Comment engager plus de sociétés privées à la cote? «Il existe quelque 500 sociétés cotables sur le marché, nous n'en avons pour l'instant que 53», affirme un responsable. Pour cela, une politique de proximité basée sur des campagnes de sensibilisation sera engagée. Est également prévue la révision des critères d'admission des deux compartiments, à la hausse pour le premier et/ou à la baisse pour le second. L'idéal serait d'inscrire dix à quinze nouvelles sociétés à la cote en 1999. Dans son planning de modernisation, la Bourse de Casablanca envisage également la création de compartiments dédiés aux starts-up technologiques et aux projets d'investissements. Mais la plupart de ces dispositions restent tributaires d'un amendement de la loi.

    Hanaâ FOULANI

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