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Entreprise Internationale

Mobistar: Le joker belge de France Télécom dans la redistribution des cartes en Europe

De notre envoyé spécial à Bruxelles, Abashi SHAMAMBA

Par L'Economiste | Edition N°:514 Le 25/05/1999 | Partager

· Une augmentation de capital à l'étude pour accompagner le développement
· Objectif à terme: Devenir un opérateur global


Mobistar, le deuxième opérateur de téléphonie mobile en Belgique (l'opérateur est aussi présent depuis peu dans le fixe. C'est le Néerlandais KPN Orange qui exploite la troisième licence obtenue l'année dernière) est un véritable laboratoire marketing pour sa maison mère, le groupe France Télécom. C'est au plat pays en effet que l'opérateur français a mis pour la première fois sur le marché la formule des cartes prépayées et testé les réactions de consommateurs avant de l'étendre à son réseau Itinéris dans l'Hexagone.
Actionnaire de référence avec 51% du capital, France Télécom tient en Mobistar une carte majeure dans la recomposition du secteur des télécommunications qui s'amorce en Europe dans le sillage de l'OPA victorieuse d'Olivetti sur Telecom Italia. Il apparaît en effet qu'être petit et léger, sans l'encombrement de l'Etat dans le capital, confère un atout dans les manoeuvres stratégiques et la flexibilité des décisions par rapport aux "éléphants" héritiers de l'ex-monopole.
En position de challenger sur son marché, Mobistar s'efforce de prendre de vitesse son concurrent public en cultivant son image de dynamisme répandue qui fait mouche auprès du grand public. Pour ce faire, l'opérateur est en première ligne dans l'innovation et le renouvellement de la gamme des services. Ce faisant, il oblige l'opérateur historique à porter la casquette du suiveur.
La stratégie de la filiale de France Télécom est d'irriguer la totalité des segments du marché. Ce serait suicidaire d'adopter une approche mono-marché, explique son directeur général, M. Bernard Ghillebaert. Le GSM est un domaine qu'il connaît bien. Ingénieur de formation, M. Ghillebaert faisait partie de l'équipe de recherches du CNET, le centre de recherche & développement de France Télécom qui a travaillé à la création de la norme GSM au début des années 80. La Direction de l'opérateur affirme que les objectifs du business-plan sont aujourd'hui dépassés et attendent les premiers bénéfices au minimum, l'équilibre, en 2001. A fin mars 99, Mobistar comptait 572.000 clients, soit 30% des parts de marché. Le chiffre d'affaires 98 s'est établi à 10,192 milliards de Francs belges (100 FB= 26DH). Reste à réduire la dépendance vis-à-vis de Belgacom, afin d'économiser sur les coûts d'interconnexion qui représentent selon des spécialistes, jusqu'à 80% du prix de revient de la communication.
Mobistar a toutes les chances de gagner son pari. La Belgique est l'un des pays les plus câblés au monde, avec 95% du territoire couverts. Mobistar a d'ailleurs engagé des négociations avec les câblo-opérateurs pour atteindre directement le client final. La société a également conclu un accord avec la SNCB (les Chemins de Fer Belges) portant sur la location à long terme de fibres optiques via lesquelles transitent les données destinées aux entreprises. Se renforcer sur le segment des entreprises constitue d'ailleurs l'un de ses objectifs majeurs. Le management de Mobistar affirme qu'à terme l'ambition est de devenir un opérateur global. Les actionnaires étudient d'ailleurs en ce moment la possibilité d'augmenter le capital pour financer le développement de l'entreprise.
La capitale belge est aussi un carrefour de nombreuses organisations internationales (OTAN, Commission Européenne, ...) et, de ce fait, il existe un important flux de clients branchés au roaming. Entre Proximus (le réseau mobile de Belgacom) et Mobistar, les hostilités pour s'arracher cette clientèle est à son comble. A cela s'ajoutent les cadres et salariés "navettistes" entre Paris et Bruxelles par Thalys (TGV).


Flamands et Wallons d'accord


Dans un pays où Flamands et Wallons se déchirent sur n'importe quel sujet, Mobistar apparaît comme un des rares sujets à échapper à ces dissensions communautaires. L'encrage belge dans le consortium est très important dans le tour de table de la société et, à la limite, c'est une question que ne se posent pas nos clients, indique M. Thierry Bouckaert, chargé des Relations Publiques de l'opérateur. Pour les consommateurs, poursuit-il, Mobistar est bel et bien une entreprise belge. France Télécom Mobile International est l'actionnaire de référence avec 51% du capital. Les autres actionnaires sont le groupe Teleinfo (spécialisé dans l'intégration des réseaux et internet) avec 6,8%, les institutionnels (18,9%) alors que 19,4% sont détenus par le public.

Abashi SHAMAMBA

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