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    Mobilisation de l'épargne : Les assurances revendiquent plus de moyens

    Par L'Economiste | Edition N°:237 Le 04/07/1996 | Partager


    Les compagnies d'assurances peuvent, à travers les fonds importants qu'elles drainent, contribuer à la dynamisation des marchés financiers.

    Des obstacles d'ordre juridique empêche le secteur de jouer pleinement ce rôle. Il s'agit entre autres de la réglementation relative au placement des actifs.

    Les compagnies d'assurances drainent des fonds importants, notamment à travers les primes reçues au titre de l'assurance vie. Elle peuvent donc, à l'instar des banques, jouer un grand rôle dans la mobilisation de l'épargne et de la dynamisation des marchés financiers. Cet objectif n'est pas encore atteint. Pour preuve, les chiffres relatifs aux placements effectués par le secteur sont relativement faibles. En effet, sur les 23 milliards de DH de placements enregistrés jusqu'à fin 94, 13 milliards concernent des valeurs mobilières dont 8 pour les souscriptions d'Etat ou garanties par l'Etat et 5 pour les actions. Rapportés au PIB, ces placements représentent 5% pour les valeurs mobilières et 2% pour les actions. Les placements des compagnies d'assurances continuent donc à se faire en actifs dits sûrs malgré les mesures d'assouplissement introduites par l'arrêté du Ministère des Finances du 9 janvier 1992.

    Epargne


    Cet arrêté prévoit entre autres que les actions cotées à la Bourse de Casablanca sont admises à hauteur de 40% du montant total des réserves techniques. En revanche, la règle de sécurité édictée par le même texte stipule que les actions émises ne peuvent pas excéder par émetteur 10% de l'actif représentatif des réserves. En outre, 40% des actifs doivent être investis dans des emprunts d'Etat ou garanti par l'Etat.

    Autre indicateur qui illustre, d'après les compagnies d'assurances, leur faible contribution à l'animation du marché financier: la part de l'épargne par rapport aux actifs représentatifs des engagements. Cette part atteint en 1994 29% du total des actifs, dont 92% pour la retraite.

    La réglementation, jugée contraignante, est la première difficulté à laquelle est confronté le secteur des assurances. D'après M. Hervé Consigny, directeur financier d'Al Wataniya intervenant au forum finance, le rôle à jouer par ce secteur, à savoir la mobilisation de l'épargne, ne saurait être atteint sans l'adoption d'une série de dispositions, notamment l'aménagement de la rémunération technique ou de la participation aux bénéfices ainsi que le cantonnement des produits d'épargne. Il s'agit également d'assouplir la règle de congruence et de permettre une gestion des actifs en fonction d'objectifs déterminés sans être soumis à des quotas de répartition. L'adoption de ces mesures dépendra étroitement de l'existence de l'épargne. Celle-ci existe selon M. Consigny qui se réfère au succès rencontré par les opérations de privatisation. Ce phénomène doit néanmoins être encouragé par l'adoption d'une série de mesures fiscales destinées à favoriser l'émergence d'une épargne longue.

    Unité de compte


    Les OPCVM sont, d'après les assureurs, des produits incontournables dans la mobilisation de l'épargne. Seul bémol: ces produits très liquides ne permettent pas réellement de drainer l'épargne longue. La solution résiderait plutôt dans l'adoption de produits spécifiques aux assurances, les contrats par unité de compte notamment. Investis directement en OPCVM, ces produits permettraient à l'assuré d'une part de se constituer une épargne sur une longue durée et d'autre part de disposer, par le versement d'une prime, d'une garantie en cas de décès. Par ailleurs, pour compléter les produits existant au niveau de l'épargne à court terme, il est proposé la création à côté des TCN, de SICAV de trésorerie ou monétaire ainsi que des fonds de pension.

    Autre dimension du problème: la transparence des informations financières. Cette donnée est importante. Et pour cause, elle détermine le comportement des investisseurs nationaux ou étrangers. Les interrogations ciblent à ce niveau le CDVM auquel est dévolu le rôle de contrôle de l'information boursière. Ce rôle peut être remis en cause par les textes régissant les TCN. "Ces derniers font intervenir la Banque centrale en lieu et place du CDVM pour tout ce qui concerne les bons de sociétés de financement et les certificats de dépôts". A cela s'ajoute la fiabilité des informations requises. Cette fiabilité est en principe garantie par les commissaires aux comptes ou les experts-comptables. "Or, ni les textes de 1993 relatifs au marché boursier ni les textes d'accompagnement n'indiquent clairement que le visa requis des commissaires aux comptes ou des experts-comptables pour les organismes publics engage la responsabilité civile ou pénale, ce qui risque de jeter une ombre sur la sincérité des documents transmis".

    Mohamed BENABID

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