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    Economie

    Mission marocaine à Alicante : Chaussure : Les Espagnols explorent les possibilités de sous-traitance

    Par L'Economiste | Edition N°:71 Le 18/03/1993 | Partager

    Une mission de suivi à Alicante mettra en contact les industriels marocains de la chaussure et leurs homologues espagnols. La chaussure espagnole connaît aujourd'hui divers problèmes. La solution pourrait, en partie, se trouver dans la délocalisation.

    Alicante, le centre espagnol de la chaussure, accueillera une mission-retour de fabricants de chaussure marocains et des promoteurs à la recherche de partenaires dans divers secteurs et filières.

    Cette mission de suivi et de contacts (du 31 mars au 4 avril 1993) a été organisée par la FEDIC, en collaboration avec le CMPE, à la suite de la réunion qui s'est déroulée au Sitec 93 entre les industriels marocains et deux délégations espagnoles de Villena et Elda.

    Les centres d'intérêt de la mission concerneront la sous-traitance de la chaussure, le partenariat dans le cadre de la délocalisation, la représentation commerciale et l'exportation. Prés de quinze sociétés marocaines et de promoteurs feront partie du voyage. La mission coïncide par ailleurs avec le salon international de la chaussure Expocalzando d'Alicante. Le programme prévoit, outre des tables rondes avec les différentes associations de fabricants de chaussure de Villena, Elda et Elche, des contacts individualisés avec les exposants et la visite d'entreprises.

    Alicante, connue pour ses performances au niveau de la production de la chaussure, connaît toutefois des problèmes par la fermeture de certaines entreprises du fait de l'augmentation des salaires survenue en Espagne. En 1990, prés de 96% des usines espagnoles ne comptaient pas plus de 50 ouvriers et uniquement 13 d'entre elles en avaient plus de 100.

    Clandestinité, 40 % de la production totale

    De plus, la clandestinité (le travail au noir), 40% de la production totale, reste l'un des handicaps dont souffre le secteur. A cela s'ajoute un marché intérieur qui défavorise certains niveaux de production en raison d'une demande contenue et des coûts de production qui s'élèvent progressivement.

    L'étape de restructuration, entreprise par les pouvoirs publics, au niveau de l'Europe du Sud pour adapter la production à la demande, a entraîné d'inévitables suppressions d'emplois.

    Selon les membres de la mission de suivi, la solution pourrait se trouver, en partie, dans la sous-traitance de la chaussure et la délocalisation.

    C'est ce qui ressort également du discours en date du 5 août 1992 du ministre espagnol de l'Industrie, M. Claudio Aranzadi, pour qui l'internationalisation de l'industrie passe par les pays où la main-d'oeuvre est bon marché.

    "A nous de saisir l'opportunité afin de monter en Qualité et en volume", soulignent les membres de la mission.

    Dans tous les cas, les Espagnols ont besoin de consolider leur position sur leur propre marché face à la concurrence des pays du Sud-Est asiatique et de certains pays européens. De leur côté, les professionnels marocains doivent aussi revoir et consolider leur position acquise sur le marché espagnol, mettre en oeuvre les atouts des uns et des autres en matière de know how, de technologie, de facteurs de production et de marchés.

    Nouvelle génération de chausseurs

    Pour cela, avancent les membres de la mission, il faut rendre le Maroc attractif pour les investissements étrangers. A l'heure actuelle, le secteur connaît des handicaps. Ainsi en est-il de l'absence de zones industrielles, en particulier dans la région de Casablanca. A cela s'ajoute le prix excessif des terrains industriels. Celui-ci varie entre 1.500 et 2.000DH le m2.

    Villena, spécialisée dans la chaussure haut de gamme pour enfants, produit 8 millions de paires annuelles dont 6.000 actuellement destinées à la consommation nationale. Elda est la seconde ville productrice de chaussures avec 100 industriels pour 25 millions de paires; une production importante destinée à 65% à l'export. Elda est considérée comme "le royaume" de la chaussure haut de gamme pour femme.

    C'est aussi à Elda que s'est créé en 1971 l'Institut Espagnol de recherche de la chaussure et des industries auxiliaires, l'INESCOP. Il s'agit d'un centre de portée internationale qui a attiré dans la ville une nouvelle génération de chausseurs et de stylistes espagnols.

    La troisième ville de la chaussure est Elche qui représente à elle seule 30% des adhérents de la Fédération nationale avec 40 fabricants et 100 fabriques auxiliaires.

    Haut et bas de gamme, classique, homme et femme, toute la chaussure y est représentée.

    M.O.

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