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    Economie

    Mise à niveau agricole
    Les propositions de la Comader

    Par L'Economiste | Edition N°:2378 Le 09/10/2006 | Partager

    . Plan de réforme en trois axes soumis à la tutelle. Réorganisation des filières de production . Développer la recherche scientifiqueLe Conseil de la toute jeune Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (Comader) vient d’être reçu pour la première fois dans sa totalité par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Pêches maritimes, Mohand Laenser. L’occasion pour les deux parties de débattre des problèmes en suspens pour cette première réunion élargie qu’elles tiennent.«Une séance de travail qui a été très importante pour nous parce que toute la famille de l’agriculture y était présente et parce que c’était l’occasion de mettre sur le tapis plusieurs questions et chantiers en suspens», souligne Ahmed Ouayache, président de la Comader. Une rencontre qui a également permis au Conseil de la Confédération d’avoir quelques éclaircissements sur les nouvelles dispositions qui ont été prises par le gouvernement en faveur du secteur agricole à la veille du démarrage de la nouvelle campagne.Parmi ces dispositions, souligne Ouayache, il faut citer la baisse des taux d’intérêt du Crédit Agricole qui ont été ramenés de plus de 10 à 5,5 et 5%, mais seulement pour les agriculteurs (www.leconomiste.com). Le président de la Comader ne sait pas si cette décision est applicable pour le seul Crédit Agricole ou si elle sera généralisée aux autres institutions bancaires. «C’est d’ailleurs ce que nous souhaitons vivement pour permettre à notre agriculture d’avoir davantage de possibilités d’accéder aux financements et donc de pouvoir investir dans le développement», affirme Ouayache. Ce dernier a indiqué que d’autres mesures ont été initiées par le gouvernement, notamment l’augmentation des différentes aides et subventions octroyées pour l’économie de l’eau, la mécanisation, l’acquisition de semences sélectionnées… . Trois axes primordiauxOuayache ne cache d’ailleurs pas «la satisfaction de son organisation de l’ensemble des mesures prises dernièrement par le gouvernement». Mais, en même temps il affirme «que la prudence reste de mise tant que ces décisions ne sont pas concrétisées sur le terrain». En fait, que cherchent les professionnels? «Ce que nous voulons, nous, ce que nous demandons en tant que professionnels, c’est une véritable et profonde réforme des structures de tout le secteur agricole. En d’autres termes, nous réclamons une mise à niveau de notre agriculture», souligne le président de la Comader. Et c’est là que cette organisation professionnelle, qui regroupe 36 associations (20 autres sont en cours de constitution), intervient. Ouayache le rapporte qu’une proposition a été faite au ministre de tutelle. Elle tourne autour de trois axes que Comader estime primordiaux. Le premier concerne l’élaboration d’un plan ou programme de mise à niveau de l’agriculture. Un plan du genre Emergence qui devra couvrir toutes les activités liées directement ou indirectement à l’agriculture, indique Ouayache. «Il faut donc, en quelques sortes, faire un état des lieux sur la base duquel seront proposés et des réformes et les moyens pour les réaliser», explique-t-il. . Filières et spécificités régionalesLe plan en question doit, en outre, prendre en considération les particularités propres à chaque filière de production et tenir compte des spécificités régionales. En plus, ajoute le président de la Comader, il est primordial de définir le rôle imparti à chacun des partenaires notamment l’Etat et le secteur privé. Enfin, il faut se mettre d’accord sur un agenda des réformes. Le deuxième axe concerne l’organisation professionnelle du secteur. Comader préconise dans ce cadre de «procéder à une restructuration des associations professionnelles et au renforcement de leurs moyens financiers et humains. «On veut également encourager la création de nouvelles associations dans lesquelles se retrouveraient les secteurs non encore organisés notamment au niveau des filières de production», indique Ouayache.Le troisième axe a trait au développement et à la recherche scientifique dans le secteur agricole. La Comader «souhaite qu’un plus grand intérêt soit accordé à la recherche en matière agricole et à son encouragement auprès du privé». De même, une réorganisation des structures et des méthodes de sensibilisation et d’encadrement agricoles est réclamée par les professionnels. D’autres dossiers ont été discutés avec le ministre de tutelle notamment ceux concernant l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis et les échanges avec l’Union européenne. La commercialisation des produits agricoles au niveau local, l’IR, la TVA, la libéralisation de ce qui reste des filières de production de sucre et de farine, entre autres, ainsi que la gestion des ressources hydriques et la protection de l’environnement figurent également parmi les priorités de la Comader. La perspective de la mondialisation et aussi la fin de la «défiscalisation» du secteur agricole en 2010 incitent à engager les réformes de l’agriculture sans tarder. Ceci dans l’objectif d’asseoir un secteur agricole compétitif, estime Ouayache.Jamal Eddine HERRADI

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