×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Mise en place d’un projet de norme halal

Par L'Economiste | Edition N°:2854 Le 05/09/2008 | Partager

. Applicable de la production à l’entreposage des aliments. L’étiquetage devra aussi comporter une information complèteLe fait d’être un pays musulman dispense-t-il de posséder une norme halal? Pas sûr. Les exportateurs de produits alimentaires marocains désireux de pénétrer, entre autres, les marchés saoudien et malaisien butent souvent sur l’absence d’un label halal. Le Maroc ne peut donc faire l’économie d’une certification halal. Le ministère du Commerce, de l’Industrie et des Nouvelles technologies, via sa Direction de la normalisation et de la promotion de la qualité (DQN), vient d’en élaborer une première esquisse.Selon son directeur, Abdellah Nejjar, «la norme halal marocaine s’appliquera à la production, la préparation, le traitement, l’emballage et à l’entreposage des aliments. Elle concerne egalement l’utilisation du terme halal et expressions équivalentes au niveau de l’etiquetage des denrées alimentaires».Mais, en fait, qu’est-ce qu’on entend au juste par le terme halal? Sans prétendre se substituer aux exégètes de l’islam, la DQN en fournit la définition somme toute pragmatique. Il s’agit d’abord d’un aliment autorisé par la loi islamique répondant aux conditions ci-après: il ne doit pas contenir des parties ou des produits d’animaux qui sont considérés non halal aux musulmans ou des produits d’animaux qui n’ont pas été abattus conformément à la loi coranique. L’aliment ne doit contenir aucun ingrédient considéré «najs» par la loi islamique. Il doit être sain et non nuisible. Il ne doit pas être préparé, transformé, transporté ou entreposé à l’aide d’instruments ou d’installations contaminés par ce qui est considéré najs par la loi islamique. L’aliment et ses ingrédients ne doivent contenir aucune partie du corps humain ou ses dérivés. De plus, au cours de sa préparation, sa transformation, son conditionnement, entreposage ou transport, l’aliment halal doit être séparé physiquement de tout aliment ne répondant pas aux conditions énumérées plus haut.Najs signifie «les choses qui ne sont pas elles-mêmes autorisées comme le porc et ses dérivés, sang et cadavre; aliment halal contaminé par des choses qui sont non halal ou qui a été en contact direct avec des choses qui sont non halal; animaux halal n’ayant pas été abattus conformément à la loi islamique…Tous les produits halal stockés, étalés, vendus ou servis doivent être classés, marqués et isolés à chaque étape afin d’éviter qu’ils ne soient mélangés ou contaminés avec ce qui n’est pas halal.De plus, l’aliment halal doit être produit, emballé et distribué dans un état hygiénique strict, dans les lieux autorisés selon les bonnes pratiques de fabrication (BPF) ou les bonnes pratiques d’hygiène (BPH) comme indiqué dans la NM 08.0.002 et la NM ISO 22.000. Les matériaux d’emballage doivent être conformes à la loi islamique.Pendant sa préparation, sa production, son entreposage ou son transport, l’aliment halal doit être physiquement séparé de tout autre aliment qui ne satisfait pas aux exigences déjà citées plus haut.Chaque récipient doit être marqué lisiblement et indélébilement ou porter une étiquette, comportant les informations suivantes: nom du produit, contenu net exprimé en système métrique (unités SI), nom et adresse du fabricant, importateur et/ou distributeur et la marque déposée, liste des ingrédients, le numéro du code identifiant la date et/ou le numéro du lot de production et la date d’expiration, et le pays d’origine. La marque de certification devra être délivrée par l’autorité compétente.


Procédure

«Le projet de norme est appelé à être examiné par le Comité technique de normalisation, présidé par le ministère de l’Agriculture, et qui comprend tous les départements ministériels concernés, y compris le ministère des Habous et des Affaires islamiques, et les professionnels», précise Abdellah Nejjar, directeur de la Direction de la normalisation et de la promotion de la qualité (DQN) au ministère du Commerce et de l’Industrie. Ensuite, la norme sera soumise à l’arbitrage du public, comme pour toutes les autres normes. Les remarques collectées sont examinées par le Comité technique de normalisation et, s’il y a des changements de fond, la nouvelle version est soumise encore à enquête publique, sinon le projet est présenté à l’homologation. La version finale est, ensuite, présentée pour avis au Conseil interminestériel de la qualité et de la productivité, qui existe depuis 1970. Les arrêtés d’homologation sont enfin signés par les ministères concernés et publiés au Bulletin officiel. Hassan EL ARIF

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc