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Mines: Le gros appétit de Semafo

Par L'Economiste | Edition N°:1874 Le 13/10/2004 | Partager

Niger, Burkina Fasso, Guinée…C’est en Afrique de l’Ouest que Semafo, filiale de Managem, a tenté l’aventure de l’or. Cotée à la Bourse de Toronto, la société vient de terminer l’étude de faisabilité du projet Mana au Burkina. Elle s’attend à des réalisations exceptionnelles. Mais pour l’instant, le fait marquant reste la mine Samira Hill, premier projet aurifère du Niger inauguré la semaine dernière. Benoit La Salle, président du Conseil de Semafo, explique les mécanismes de financement de ce projet. - L’Economiste: Vous vous apprêtez à reprendre la direction technique de Semafo à la place de Managem. Quelle est votre vision?- Benoit La Salle: Nous allons garder l’équipe technique mixte (marocaine et canadienne) qui a fait ses preuves. Cette gestion directe nous permettra aussi d’acquérir une autonomie. C’est important pour la communauté financière qui aura en face d’elle une société complètement intégrée, de l’exploration jusqu’à l’exploitation. La preuve est qu’après l’annonce du projet Samira, le titre a grimpé de moitié à la Bourse de Toronto.- Que représente le projet Samira Hill pour Semafo?- Cette mine représentera la moitié de nos ressources-réserves et 70% de la production annuelle jusqu’en 2005. En 2006, la mine Mana du Burkina Fasso, dont l’étude de faisabilité vient d’être terminée, entrera dans la phase de l’exploitation. A ce moment là, Samira ne représentera que 40% de la production. Les potentialités de la mine Mana sont impressionnantes même au niveau de la qualité. La teneur du minerai sera de 8,44 grammes par tonne. Alors que la teneur de l’or de Samira est de 2,2 grammes. - A quelle échéance comptez-vous rentabiliser cet investissement?- Le projet a coûté 71 millions de dollars. Il faut savoir que cet argent n’a pas été apporté uniquement par Semafo. Le montage financier implique également la société Etruscan, ex-gestionnaire du projet, et qui avait apporté 26 millions de dollars et le groupement bancaire constitué par la BAD, Proparco et BMCI qui nous a prêté 25 millions de dollars. 88% des flux monétaires que nous allons dégager seront donc réservés au règlement des dettes. Nous devrions rentrer dans nos frais dans 6 ans. - Par rapport à la durée de vie de la mine qui est de 7 ans, que vous restera-t-il?- Les 7 ans concernent les réserves effectivement disponibles. Il faut exploiter les autres ressources de la mine qui sont de l’ordre de 1,4 million d’onces. Chaque année, nous allons convertir des ressources en réserves, c’est-à-dire que nous remplacerons les volumes extraits par d’autres potentialités qui sont très importantes.- Comment évaluez-vous le risque politique lié à ce genre d’investissement?- Il est vrai que le risque est toujours présent dans certains pays africains et asiatiques. Nous misons sur la coopération entre le Canada, le Maroc et les pays de l’Afrique de l’Ouest pour le minimiser. Nous avons une relation privilégiée avec le monde politique et économique local. Le risque, donc, est très bien géré. L’intervention de la BAD comme bailleur de fond est également un élément de maîtrise du risque. Propos recueillis par Nadia LAMLILI

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