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Mines antipersonnel
L’Onu hausse le ton contre le Pakistan

Par L'Economiste | Edition N°:2433 Le 29/12/2006 | Partager

. Islamabad projette de miner sa frontière avec l’Afghanistan L’Onu hausse le ton, jeudi 28 décembre, après la décision du Pakistan de miner une partie de sa frontière avec l’Afghanistan. Les NU ont rappelé leur «opposition à l’usage des mines antipersonnel», appelant le Pakistan à ratifier la convention d’Ottawa sur l’interdiction de ces dernières. «Installer une clôture ou miner la frontière ne peut en rien aider à instaurer un climat de confiance entre le Pakistan et l’Afghanistan», ont déclaré des responsables de l’Onu en mission à Kaboul. Le président afghan, Hamid Karzaï, s’est une nouvelle fois prononcé, le 28 décembre, contre ce projet pakistanais destiné à empêcher les infiltrations de militants extrémistes en Afghanistan. «Cela servira seulement à entraver le passage de civils, de familles, de gens de mêmes tribus pachtounes», a-t-il dit. «S’ils veulent lutter contre le terrorisme, ce n’est pas la meilleure façon de faire», a-t-il ajouté.L’Afghanistan est l’un des pays les plus infestés de mines au monde depuis la guerre contre les Soviétiques (1979-1989) et environ une centaine d’Afghans sont chaque mois tués ou blessés par ces engins, selon les agences chargées du déminage. Le Pakistan a annoncé mardi sa décision d’installer une clôture et de miner une partie de sa frontière longue de 2.500 km avec l’Afghanistan, malgré l’opposition de Kaboul qui n’a jamais reconnu le tracé de cette frontière, la ligne Durand. Elle sépare en deux les territoires pachtounes. Les zones tribales pakistanaises sont accusées de servir de base arrière aux militants afghans, notamment aux talibans, ainsi que de refuge à des membres du réseau terroriste Al-Qaïda d’Oussama ben Laden. Les infiltrations d’extrémistes se sont notamment accélérées, selon la force de l’Otan en Afghanistan, depuis la signature d’«un accord de paix» en septembre dernier entre Islamabad et des militants pro-talibans du nord Waziristan, à la frontière avec l’Afghanistan.Synthèse L’Economiste

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