×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Politique

Miloud Chaâbi: «Ce que j’attends du prochain gouvernement»

Par L'Economiste | Edition N°:2623 Le 03/10/2007 | Partager

. Il plaide pour une meilleure représentativité des industriels. Une équipe ramassée, une meilleure implication des industriels…A la tête d’un grand conglomérat familial, Ynna Holding, Miloud Chaâbi mène aussi avec brio une carrière politique. L’ancien président du conseil municipal d’Essaouira et actuel député de la région, qui s’est présenté aux législatives du 7 septembre, a été reconduit, toujours à Essaouira, sous les couleurs du PPS. Sa première entrée à l’hémicycle s’est faite dès 1983 sous l’étiquette de l’Union constitutionnelle. . L’Economiste: Vous vous êtes présenté, pour les législatives du 7 septembre, sous les couleurs du PPS, alors que vous étiez dans l’Istiqlal. Pourquoi ce revirement? - Miloud Chaâbi: C’est simple, à un certain moment, nos visions ne s’accordaient plus, ni au point de vue programmes, ni au point de vue stratégie. C’est comme dans les affaires, quand un projet ou un partenariat ne prend pas, il ne faut pas s’entêter, on passe à autre chose. Pour ces législatives, mon choix a porté sur le PPS. Son programme rejoint ma manière de voir. Dans ma conception de la politique, l’important n’est pas de rester fidèle à tel ou tel parti. Pour moi, c’est la citoyenneté et le patriotisme qui doivent prévaloir. . Chaâbi, père et fils ensemble dans un même parti, curieuse coïncidence…- Pas du tout. En politique, comme pour toute autre chose de la vie, mes enfants ont toujours joui d’une grande liberté dans leurs choix. Ils me consultent, je les conseille mais, après, ils sont libres de faire leurs propres choix. . Avez-vous personnellement des ambitions ministérielles?- Jamais. Je n’en ai jamais eu et je n’en aurai jamais. Je crois en la spécialisation, le bon homme au bon endroit. Je suis un industriel et je resterai toujours un industriel, je n’ai pas d’autres ambitions. Je pense que, en tant que tel, je suis tout aussi utile pour mon pays. Employer 18.000 personnes est tout aussi important, à mon sens. . Qu’attendez-vous du prochain gouvernement?- En tant qu’industriels, notre premier souhait est relatif à la taille du prochain Exécutif. Il est important d’avoir une équipe gouvernementale réduite. Cela facilite le contact et les échanges. Dans la formation précédente, il y a des ministres que je n’ai jamais connus tellement ils étaient nombreux. Ensuite, comme tout homme d’affaires, je souhaite une formation qui nous écoute et qui prenne en considération nos points de vue et propositions. Les décisions qui concernent le milieu des affaires et de l’industrie doivent se faire en concertation avec les premiers concernés. Les industriels et investisseurs marocains doivent être mieux impliqués dans les décisions cruciales qui les touchent. Les chambres de commerce, les associations et fédérations professionnelles doivent être associées dans l’élaboration des décisions qui les concernent. Dans le gouvernement sortant, pourtant fort de quelque 40 ministères, il n’y avait qu’un seul industriel, Driss Jettou. Il y avait des universitaires, des juristes… mais pas d’industriels. Ceci se traduit, pour nous, par des problèmes de communication et des blocages. Autre attente, la prochaine formation devrait réserver le même traitement aux investisseurs qu’ils soient nationaux ou étrangers. Ces derniers bénéficient de tous les privilèges, avantages fiscaux, terrains qui leur sont octroyés à des prix dérisoires… Ce qui n’est pas toujours le cas pour les investisseurs locaux. . Comment interprétez-vous le faible taux de participation?- A mon sens, il est en grande partie conséquence de la déception des citoyens. Ce faible taux est tout simplement le reflet de la perte de confiance. C’est un fait avéré partout dans le monde: dès qu’un système ne donne plus satisfaction, il est boudé par les citoyens. C’est ce qui s’est passé au Maroc et qui s’est traduit par la désaffection des urnes.Propos recueillis par Khadija EL HASSANI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc