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Economie Internationale

Milan-mode: Retour au confort luxueux

Par L'Economiste | Edition N°:457 Le 05/03/1999 | Partager

Luxe et provocation, extravagance et sagesse des grands couturiers se sont côtoyés durant la semaine du prêt-à-porter à Milan. L'ombre du bras de fer Gucci-LVMH planait sur l'événement. Le gouvernement italien est sorti de sa réserve.


Après le rendez-vous de Düsseldorf, le chef-lieu de la mode se déplace à Milan. Pendant une semaine, de vendredi dernier à aujourd'hui, la ville italienne a vécu au rythme des défilés du prêt-à-porter automne-hiver 1999. Les stylistes, dont les modèles sont plutôt sages, ont été empreints par l'inéluctable troisième millénaire.
Une centaine de défilés, une soixantaine de présentations, des concerts et des expositions se sont déroulés pendant ces huit jours à Milan. Dans les rangs, il était possible de noter la présence de Santo Versace, président de la Chambre Nationale de la Mode et cerveau du groupe homonyme accompagné de sa soeur Donatella, chef styliste de la célèbre griffe. Les grands noms italiens de la mode (Prada, Versace, Ferré, Valentino...) se sont produits en proposant leur vision de la femme de l'an 2000. Ainsi, Giorgio Armani, surnommé "prince de la mode" par ses pairs et couturier fétiche de Claudia Cardinale, a présenté des modèles aux lignes pures. La femme Armani reste très androgyne et discrète dans la journée avec des pantalons amples et commodes, beige, marron ou gris tourterelle. Dans les habits du soir, Armani allie rigueur, graphisme et fantaisie. Il superpose la broderie au tulle stretch pour chercher à capturer la lumière. Les jupes et les robes sont très longues et incrustées de paillettes, de cristaux disposés de manière géométrique ou en motifs floraux. En osmose avec le reste des collections présentées durant cette semaine à Milan, Armani est visiblement en quête d'une certaine normalité et modération.

La maison italienne Gucci, sous les feux des projecteurs pour sa bataille juridico-boursière avec LVMH, a retenu un style sexy mais chaste, toutefois très inspiré des excentriques seventies. Comme toujours, les modèles du styliste-coqueluche de Gucci, le Texan Tom Ford, étaient très attendus. Pour son nouveau cru, le jeune Texan a consenti à abandonner son noir fétiche pour marier avec audace des vieux roses à des verts lichen, des marrons terre de sienne à des rouges carmin. Ses pantalons sont très moulants, de préférence à pattes d'éléphants, laissant deviner des formes avenantes. La femme Gucci est très sensuelle cherchant plus à masquer sa beauté plutôt qu'à l'exhiber. Les jupes sont rares dans cette collection. Gaufrées ou évasées, la longueur ne dépasse pas le genou. Le créateur ne lésine pas sur les fourrures et présente des manteaux de loups incrustés de lynx, des vestes de vison et des manteaux en mouton agrémentés de chinchilla.
Quant au célèbre couple de la mode italienne, Dolce & Gabbana, qui a participé aux manifestations, avec ses créations "trendy" et excentriques, se dit "fatigué" du système actuel de la mode, obsédé selon eux par la recherche du profit. Ils mettent l'accent sur le fait que la créativité se retrouve reléguée au second-plan et que cette soif d'argent n'est pas salutaire pour l'avenir de la mode. Leurs propos visent le patron du groupe français LVMH, qui rachète à-tout-va les maisons de couture italiennes. "D'ailleurs, disent-ils, même s'il nous offrait mille milliards de Lires, nous ne serions pas intéressés".


Made in Italy


Le gouvernement de M. D'Alema cherche à protéger le Made in Italy en renforçant la présence de la mode italienne sur les marchés internationaux et en évitant la prise de contrôle des maisons italiennes par des multinationales étrangères. Pour cela, explique le ministre du Commerce Extérieur, M. Piero Fassino, les stratégies naîtront de la collaboration directe entre gouvernement, institutions et représentants des divers compartiments de la mode.

Radia LAHLOU (AFP)

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