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    Economie

    Mike Moore, le directeur général de l'OMC, dévoile ses priorités à Marrakech

    Par L'Economiste | Edition N°:597 Le 17/09/1999 | Partager

    De notre envoyé spécial, Mohamed CHAOUI

    · Le bilan des cinq années de mise en oeuvre des accords de Marrakech est négatif pour les pays en développement et les moins avancés

    · L'OMC est prête à corriger les dérapages lors des négociations commerciales multilatérales de Seattle


    «Je suis le premier directeur général de l'OMC/GATT à prendre la parole devant le Groupe des 77». M. Mike Moore a des motifs d'être satisfait. Dans son allocution, la première en tant que DG de l'Organisation, il a montré sa disposition à aider les pays en développement à participer au système commercial de façon à ce que la libéralisation des échanges se poursuive tout en procurant des avantages réels à tous les pays.
    Toutes les politiques économiques adhèrent à la mondialisation, mais il existe des dysfonctionnements majeurs dans des économies. Si des pays ont eu des succès, d'autres ont traversé des crises graves et des pays sont toujours aussi pauvres.
    M. Alami Tazi, ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat et à ce titre président de la Délégation marocaine, le dira clairement lors de son intervention dans le cadre de la table ronde consacrée au "Système commercial multilatéral et le développement". "L'expérience des cinq années de mise en oeuvre des accords de Marrakech a clairement montré que la libéralisation n'a pas profité à tous. Selon lui, les pays en développement n'ont pas réellement bénéficié du processus et ceux les moins avancés, particulièrement les Africains, ont vu leur situation économique se dégrader et les risques de leur marginalisation s'accentuer.

    Le G77 est du même avis. Il s'efforce d'ailleurs de déployer des efforts pour corriger les dysfonctionnements constatés et mettre en place de nouvelles orientations. M. Moore est d'accord avec ce constat et il le dit haut et fort: "Nous devrions faire preuve de franchise et de transparence pour dire ce que nous avons réalisé de bien et de mal depuis Marrakech et surtout ce qui nous reste à faire". Le constat est fait sur une durée de plus de quatre ans, soit depuis la naissance de l'OMC. A cette occasion, M. Moore énumère les priorités de son organisation. Pour lui, la libéralisation du commerce doit procurer des avantages réels à tous les pays, particulièrement les pays en développement. Il fait référence particulièrement à l'agriculture, les denrées alimentaires transformées et des secteurs sensibles comme celui du textile.
    "Pour le secteur agricole, il nous faut maintenant commencer à réduire les droits de douane jugés élevés et nous attaquer à la question des subventions et des systèmes de soutien dans ce secteur", indique le DG de l'OMC. Dans cette même logique, M. Tazi a rappelé qu'il est nécessaire que l'agriculture, secteur d'importance capitale, soit considéré comme un secteur phare au développement et donc bénéficier d'une libéralisation des échanges. En d'autres termes, il s'agira pour les pays développés d'éliminer ou au moins réduire les subventions et autres soutiens à leur agriculture. Et M. Tazi d'appeler pour l'amélioration des conditions d'accès aux marchés pour les produits agricoles des pays en voie de développement.Le Maroc en a fait l'expérience avec l'Union Européenne qui continue à contingenter les exportations horticoles marocaines. Il semble que le Département dirigé par M. Habib El Malki a déjà entamé une étude d'évaluation des échanges maroco-européens en vue de dégager une stratégie commerciale porteuse. Or, de cette étude, il n'en a pas été question à Marrakech et c'est dommage.

    Les règles doivent être élaborées pour que les pays en développement puissent les utiliser. Pour y parvenir, M. Moore compte accroître l'assistance technique et financière.
    Troisième priorité, c'est que les règles et les procédures concernant la protection "contingente" soient appliquées équitablement et que de telles mesures ne se substituent pas aux anciennes barrières protectionnistes.
    La quatrième priorité concerne la possibilité d'accès au mécanisme de règlement des différends qui doit être équitable. En effet, des pays se sont plaints du coût de ces procédures. Pour résoudre ce problème, des membres de l'OMC proposent la création d'un centre de conseil juridique.
    Autre priorité, les informations concernant les activités de l'OMC doivent être accessibles à tous les membres, y compris les plus vulnérables.

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