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    Economie Internationale

    Mike Moore cherche à redorer le blason de l'OMC

    Par L'Economiste | Edition N°:592 Le 10/09/1999 | Partager

    · L'aide aux pays les moins avancés sera l'une des priorités de son mandat

    Lors de sa première conférence de presse à Genève, le 1er septembre, Mike Moore, le nouveau directeur général de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), a d'emblée annoncé la couleur de son mandat.
    Il s'est montré optimiste quant à l'avenir de l'Organisation. Il faut dire que la bataille de chiffonniers que se sont livrée les deux candidats, le Néo-zélandais Mike Moore et le Thaïlandais Supachai Panitchpakdi, pour la présidence de cette Organisation, a porté un coup dur à sa crédibilité.
    M. Moore, qui est le premier non-Européen à la tête de l'OMC, a souligné qu'il était important d'arriver à Seattle à un résultat équilibré qui tienne compte des besoins de tous les gouvernements membres de l'OMC.
    Il entend par là ranimer la flamme de l'Organisation qui commençait à dépérir aux yeux de la communauté internationale. La réunion ministérielle de Seattle, qui aura lieu du 30 novembre au 3 décembre prochains, est pour lui l'occasion de permettre à l'OMC de reprendre sa place au sein de l'échiquier international. "L'homme de la rue a accueilli le lancement du Cycle d'Uruguay avec apathie, alors que le lancement éventuel d'une nouvelle série de négociations à Seattle suscitera beaucoup plus d'émotions, certaines positives, d'autres non", a-t-il dit.

    Hiérarchiser les priorités


    Pour remédier à cet état de choses, l'ex-Premier ministre néo-zélandais propose de faire preuve de plus de bonne volonté à l'égard des pays pauvres. Pour lui, le tout est d'arriver à convaincre ceux qui demanderont, en particulier dans les nations riches, que des obstacles soient érigés pour empêcher l'entrée des produits de pays pauvres. Cette démarche est d'autant plus nécessaire que des dizaines de millions d'emplois dans les pays de l'OCDE sont directement liés aux exportations et aux investissements à l'étranger, de même qu'un tiers des nouveaux emplois aux Etats-Unis sont tributaires des exportations. Compte tenu de l'évolution de l'économie mondiale, l'un des rôles les plus importants du nouveau directeur général de l'OMC sera de défendre l'idée que les marchés des nations riches doivent rester ouverts aux produits en provenance des pays pauvres. A titre d'exemple, la récente crise asiatique aurait eu des répercussions encore plus graves sur le plan économique -puis social et politique- si les marchés du Nord avaient été fermés.
    Pendant les longs mois qu'a duré le processus de désignation, Mike Moore a eu le temps de s'imprégner des attentes et des besoins des pays membres. Pendant cette période, il a pu avoir le recul nécessaire pour hiérarchiser les priorités. Mais on devine déjà que ses premières actions seront en faveur des pays pauvres.

    Fadoua Touassi

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