Economie

Migrations: Une conférence euro-africaine en juillet

Par L'Economiste | Edition N°:2244 Le 29/03/2006 | Partager

. Le financement du développement en Afrique à trouverA trois mois de la Conférence euro-africaine sur la migration et le développement, qui se tiendra les 10 et 11 juillet prochains, à Rabat, le comité de pilotage a tenu sa première réunion, lundi 27 mars. Plusieurs représentants de pays africains et européens se sont donné rendez-vous dans la capitale pour débattre des moyens susceptibles d’instaurer un équilibre entre la vision sécuritaire et celle de développement. Depuis déjà quelques mois, le Maroc, l’Espagne et la France se sont mis d’accord sur un document qui a servi de base de discussion au comité de pilotage. Ce dernier regroupe des pays du Maghreb et du sud du Sahara comme le Nigeria, le Sénégal, le Mali et le Ghana. L’Algérie boycotte la manifestation prétextant ne pas être concernée par le phénomène. Pourtant, des milliers de Subsahariens, qui entrent depuis des années au Maroc, transitent par l’Algérie. L’approche de la conférence est inédite puisqu’elle regroupe autour de la même table les pays d’origine, de transit et de destination. «Nous travaillons actuellement sur un plan d’action avec les Européens pour mieux s’attaquer aux sources de l’immigration clandestine», a indiqué Youssef Amrani, directeur des relations bilatérales au ministère des Affaires étrangères. La conférence de Rabat doit présenter à l’Union européenne des formules pour faciliter l’immigration légale. En juillet prochain, les représentants de près de 60 pays africains et européens se pencheront sur les solutions concrètes et durables en matière de gestion des flux migratoires. Reste que la conférence de Rabat se distinguera par son approche axée sur le développement économique en Afrique. Sa première mission est d’arriver à un consensus sur de nouveaux instruments de financement de secteurs comme l’éducation, le microcrédit et l’agriculture. «C’est pratiquement de marketing dont il s’agit dans la perspective d’avoir un projet ficelé à vendre à l’Union européenne», a souligné Amrani. En attendant, la démarche sécuritaire prédomine et mobilise plus facilement l’argent européen que le développement en Afrique. Par ailleurs, les participants au comité de pilotage ont convenu que les flux migratoires sont positifs s’ils respectent le principe d’intérêt partagé et créent une relation étroite entre les pays concernés. Dans cette perspective, ils ont plaidé pour un partenariat avec les diasporas afin d’aider au développement et à la modernisation des sociétés d’origine. Un travail de sensibilisation peut notamment rendre plus efficace la lutte contre l’émigration illégale et le trafic d’êtres humains. Le dernier chantier concerne la mise en œuvre d’une politique d’intégration et de lutte contre l’exclusion, la xénophobie et le racisme dans les pays d’accueil.


Faciliter le retour

AFIN d’améliorer la participation des MRE d’Italie dans le développement de leur pays d’origine, un projet sera réalisé prochainement par l’Organisation internationale des migrations. Baptisée «Migrations et retour, ressources pour le développement», cette initiative sera dotée de 1 million d’euros financé par la direction générale de la Coopération au développement italienne. Le projet vise également l’amélioration des parcours de retour des immigrés et la mise en valeur des transferts d’argent.Mustapha BENTAK

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