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Miel: Le marché couvert grâce aux importations

Par L'Economiste | Edition N°:917 Le 15/12/2000 | Partager

. La consommation de cet aliment se concentre à hauteur de 90% au cours du Ramadan. Le secteur apicole a enregistré une baisse de la production de 40 à 60% et un dépeuplement important des ruchers. Mais le marché sera normalement approvisionné grâce aux importations Dans les différents points de vente, les achats battent son plein. Pour le miel, elles ont démarré une quinzaine de jours avant Ramadan, pour la préparation de la traditionnelle ''chabakia'' et autres gâteaux. Dans les rayons, les produits locaux sont confrontés cette année à une concurrence plus importante des produits importés. Au cours de ce mois, le marché ne sera approvisionné normalement que grâce au miel d'importation qui a atteint les 600 tonnes jusqu'en novembre, soit le cinquième de la production nationale en une année climatique normale. Les deux années de sécheresse (1999-2000) ont fortement pénalisé les exploitants de ruches. Pourtant du miel, il y en a sur les étalages. En effet, il n'est pas question de se priver de cet aliment au cours du mois de Ramadan. Cette période enregistre une forte augmentation de la demande où près de 90% de la quantité totale sont consommés. Cette production est évaluée à 3.000 tonnes et peut atteindre les 4.000 tonnes dans des conditions optimales d'exploitation des ruches.Le miel d'eucalyptus est le plus présent sur le marché. Son prix de vente au public varie entre 40 et 50 DH le kilo. Les mêmes prix sont pratiqués pour le miel d'oranger et «toutes fleurs«. Côté qualité, les miels de montagne, thym, armoise, romarin, euphorbe, lavande, caroubier et tournesol sont tous produits localement. Leur prix de vente oscille entre 100 et 200 DH/kg. Ils sont fortement concurrencés par les miels d'importation dont le prix ne dépasse pas les 90 DH/kg pour les variétés les plus raffinées.Aujourd'hui, les exploitants de ruches se disent être dans une situation délicate. «Nous avons bien besoin des qualités guérissantes du miel pour nous sortir d'affaire«, déclare cyniquement un exploitant. Le secteur connaît en effet une baisse de la production de l'ordre de 40 à 60% dans certaines régions et un dépeuplement des ruchers. . Faible productivité des ruches traditionnellesAu plan national, la campagne 2000 a été estimée inférieure à la moyenne. Aussi la production est-elle répartie entre une exploitation traditionnelle et une autre moderne. La productivité moyenne des ruches traditionnelles ne dépasse guère les 3,5 kg, mais celles-ci restent le plus important pourvoyeur en cire. L'année dernière, quelque 300 tonnes de cette matière ont été mises sur le marché. En exploitation moderne, la productivité peut atteindre des pointes de 30 kg par ruche.Par ailleurs, les professionnels du secteur mettent l'accent sur le surpâturage dont souffrent les vergers marocains. Selon eux, «l'Etat s'entête à créer ou à favoriser la multiplication de coopératives apicoles dans le but de garantir la production nationale«. Or, ces dernières ne sont généralement pas gérées par des professionnels, ajoutent-ils.


477.000 unités pour 30.000 apiculteurs

Le Maroc est un pays à vocation apicole grâce à ses ressources mellifères. Le secteur se caractérise par la dominance de l'élevage traditionnel qui représente près de 84% du nombre de ruches, soit 400.000 unités exploitées par 25.000 apiculteurs. Le rucher moderne compte environ 77.000 unités appartenant à près de 5.000 exploitants. Une concentration de la production est relevée dans le Gharb, le Nord et le Sud du pays. La population des abeilles contribue activement à la pollinisation des plantes naturelles et cultivées dans ces régions. Sa diminution risque d'influer négativement sur la quantité et la qualité des produits agricoles. A. H.

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