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    Microentreprises : Sans Frontière veut multiplier les projets

    Par L'Economiste | Edition N°:223 Le 28/03/1996 | Partager

    Depuis sa création il y a 5 ans, Sans Frontière, société à capital risque, a participé dans le financement d'une douzaine de projets. Outre la participation en actions remboursables, la société assiste les jeunes dans l'étude de faisabilité et en formation. Des discussions sont en cours avec l'UE pour le financement de 150 projets.


    La microentreprise connaît un regain d'intérêt. Sans Frontière, une société orientée vers ce type d'entreprise, veut redynamiser son activité. Cette société à capital risque existe depuis cinq ans. Elle veut, à côté de la Fondation Zacora (spécialisée dans l'octroi de microcrédits) créée récemment par Noureddine Ayouche, promouvoir l'emploi à travers la création de la microentreprise. Sans Frontière a participé à la réalisation de 12 projets dont 8 fonctionnent toujours, créant ainsi près de 40 emplois pour un investissement global dépassant un million de Dirhams. Cette enveloppe comprend une participation en actions remboursables de 300.000 Dirhams de la part de Sans Frontière. Dotée d'un capital de 200.000 Dirhams, la société regroupe une cinquantaine d'actionnaires. Actuellement, 10 projets sont en cours d'étude, indique M. Jamal El Ouarzazi, l'un des gérants (membre actif) de la société. Le défi qui reste à relever est de franchir la barre de 100 projets. Des discussions sont en cours entre l'UE et Sans Frontière pour le financement de la création de 150 entreprises. Le rôle de Sans Frontière sera d'étudier les projets et d'assurer le suivi.

    Un cheval financé à 2.500 DH

    Lorsqu'un projet présente un caractère d'urgence, les membres actifs font un appel de fonds pour alimenter le compte courant d'associés et participer au financement du projet. C'est après avoir puisé sur les autres possibilités de financement que le jeune promoteur peut bénéficier de l'apport de financement de la Fondation. De même, le rachat des parts n'intervient qu'après remboursement des autres crédits. La participation de la fondation peut aller de 3.000 à 90.000 Dirhams par projet. Un jeune qui faisait le ramassage de déchets de jardin avait perdu son cheval de charrette. Il avait bénéficié d'un financement de 2.500 Dirhams pour l'achat d'un autre cheval qui est resté propriété commune des deux parties jusqu'au remboursement intégral des parts. D'autres projets ont été par ailleurs financés (achats d'outillage de menuiserie, de petit matériel industriel ou agricole, de veaux, de chèvres ou de poulets...). Le soutien de la fondation est tributaire de la dimension économique mais aussi sociale du projet. En effet, rappelle M. Lahbib Kamal, secrétaire général, le projet ne doit pas être uniquement rentable pour l'individu mais aussi étudié de manière à créer de nouveaux postes d'emplois. Une expérience a été tentée au niveau d'un village perdu dans les montagnes et dont l'accès est difficile, poursuit M. Kamal. Il s'agit d'un projet intégré initié auprès d'un village où l'activité économique n'a pas cessé de se dégrader. Les résultats de l'expérience ont été satisfaisants, ajoute M. Kamal. Une hausse d'activité dans l'élevage, le commerce et le transport du bois a été enregistrée. Les habitants du village ont été également sensibilisés aux moyens de sauvegarde de la forêt qui constitue le potentiel économique de la région. Des centres de formation professionnelle ont été aussi installés pour accueillir les jeunes du village. Il s'avère alors que les microprojets connaissent plus de succès en milieu rural qu'en ville. En effet, dans les villes, les remboursements sont très faibles par rapport à la campagne qui connaît un taux de remboursement de 98%.

    Information de bouche à oreille

    Outre la participation en capital, la société offre un soutien au niveau du montage financier du projet, de l'étude de faisabilité, de la formation... Mais le rôle le plus important réside dans la recherche de bailleurs de fonds pour les porteurs de projets. Après la création de leur entreprise, les jeunes peuvent bénéficier d'un suivi du projet afin d'effectuer des réajustements en cas de besoin. Un travail de relais est nécessaire pour la réussite des projets. Les associations professionnelles ou autres groupements doivent jouer un rôle important dans l'accompagnement des jeunes, rappellent les responsables de Sans Frontière. Les différents membres actifs de l'association exercent en bénévolat. "Les charges fiscales constituent les seuls frais qui pèsent un peu sur notre budget", rappelle M. Mokhtar Jeite, président de Sans Frontière, qui ne cache pas le déficit enregistré depuis la création de la société. Et M. Bachir Rachdi, membre, d'ajouter que le faible nombre de dossiers traités jusqu'alors s'explique par les capacités limitées de la fondation. L'information concernant les services et l'assistance offerts par la société circule essentiellement de bouche à oreille.

    Hicham.RAÏQ

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