×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Affaires

    Microcrédit: Une mise à niveau de… banque!

    Par L'Economiste | Edition N°:2886 Le 22/10/2008 | Partager

    . Des mesures prudentielles pour prévenir l’insolvabilité. Subvention: Fini les chèques en blancFAIRE admettre que la microfinance c’est d’abord de la finance…Finalement quoi de mieux qu’un banquier pour comprendre les subtilités de l’activité. L’élection de Tariq Sijilmassi, président du Crédit agricole du Maroc, à la tête de la Fnam (Fédération nationale des associations de microcrédit), semble avoir gommé pas mal de dissensions au sein du groupement. Le premier CA qui s’est tenu le 14 octobre dernier sous sa présidence annonce d’ores et déjà un ambitieux programme de mise à niveau qui doit permettre de consolider le secteur. «Il manquait un contexte réglementaire précis pour l’activité. Nous allons y remédier», assure Sijilmassi. Un chantier que la Fédération veut négocier à la mesure des enjeux: un secteur qui voit sa force de frappe financière monter en puissance avec un encours de 5,6 milliards de DH et 1,4 million de dossiers servis (que la Fédération ambitionne de porter à 3 millions). La mise à niveau sera d’abord financière. A commencer par quelques recettes qui marchent pour la finance conventionnelle. Comme par exemple d’appliquer des mesures prudentielles. Une manière de dire que ces opérations doivent être conduites comme n’importe quel projet bancaire. Si les grandes associations n’étaient pas spécialement confrontées à des problèmes de fonds propres, difficile d’en dire autant pour toutes les autres. Cette année en particulier la dégradation du niveau de remboursement (sans pour autant atteindre le niveau de créances en souffrance des banques) n’avait pas manqué d’inquiéter quelques professionnels du secteur. Pour prévenir les risques d’insolvabilité, les associations seront ainsi amenées à mettre en place des règles de provisionnement dont la Fnam négocie les modalités techniques avec Bank Al-Maghrib. Pas question pour autant d’asphyxier à outrance les associations, du moins dans un premier temps. Le Fédération a par exemple demandé un sursis pour le déclassement des créances inférieures à 30 jours, mesure qui ne devrait en principe pas entrer en vigueur avant 2010. A ce niveau un diagnostic individualisé devrait être établi pour mesurer l’impact de ces nouvelles mesures sur les associations. De ce souci de prévention, découle aussi le projet de mise en place d’une centrale des risques là aussi à l’image du secteur bancaire. Reste que le déclassement des créances et la passation des provisions supposent des systèmes d’information fiables. Là encore ce sera l’un des chantiers du nouveau président «qui reste conscient que toutes les associations ne disposent pas toutes de moyens pour investir dans des plafetormes techniques».Sur la question de la répartition de la subvention, l’un des sujets qui fâchent, il s’agira de trouver un consensus sachant «que nous n’allons pas distribuer au prorata de la part de marché ni ne diviserons par 13 (nombre d’associations membres de la Fnam)», assure Sijilmassi. Une chose est certaine: pas de chèques en blanc!M. B.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc